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On pouvait lire dans Courrier international,
la traduction d’un article de El
Nuevo Hérald, journal de l’immigration
hispanique aux USA.

L’éditorialiste y dénonce « l’hystérie à
l’égard de l’immigration » alimentée
« par des chaînes de télévision irresponsables
en quête d’audience », comme
par les candidats républicains à l’élection
présidentielle qui semblent avoir
reçu le « message » de l’élection présidentielle
française : la xénophobie
« paye » électoralement.

Sur les 13 millions de sans-papiers
qu’on compte aujourd’hui au nord du
Rio Grande, on compte 1,8 millions
d’enfants « qui vivent comme n’importe
quel autre petit Américain et ne
parlent souvent pas d’autre langue que
l’anglais, mais qui n’ont pas d’autorisation
de séjour ». « Tôt ou tard, ces jeunes
entreront sur un marché du travail
où la loi les empêchera de trouver un
emploi. »

Récemment le Sénat rejetait un projet
de loi – le « Dream Act » – qui
proposait des possibilités de régularisation
aux enfants de sans-papiers
venus vivre avec leurs parents sur le
territoire américain ayant obtenu un
diplôme scolaire ou… servi dans l’armée.

« En fermant les portes de la légalisation
au nez des sans-papiers », « les États-
Unis sont en train de créer un monde
parallèle d’individus qui ne quitteront
pas le pays et qui, en réalité, ne peuvent
pas en être expulsés ».

Toute ascension sociale leur étant
ainsi interdite « beaucoup vont se sentir
de plus en plus frustrés, de plus en
plus en colère, et il ne serait pas étonnant
que certains deviennent violents ».

Ouvrant la voie à ce que l’éditorialiste
appelle une « intifada latina ».

« La multiplication des rafles de sanspapiers
dans les usines, soutenues par le
gouvernement Bush, la multiplication
des arrêtés municipaux interdisant aux
propriétaires de louer leurs appartements
à des immigrés illégaux et la xénophobie
grandissante des programmes de radio et
des chaînes câblées vont laisser leurs
marques sur ces enfants et ceux des
autres communautés d’immigrés. »

Ces « politiques de l’immigration »
« ne sont pas seulement mauvaises »,
elles sont « dangereuses », conclut
l’éditorialiste du Nuevo Herald,
Andrés Oppenheimer.

« Les millions
de sans-papiers qui vivent dans ce pays
ne partiront pas. Ils seront simplement
de plus en plus en colère. »

[Source : El Nuevo Herald ;
Courrier international]