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Une quinzaine de retenus placés au camp de rétention de Nîmes a observé, hier à midi, une grève de la faim.

« On nous traite comme des chiens », déclare Houcine âgé d’une vingtaine d’années qui n’avait jusqu’alors jamais eu affaire à des policiers. « Lundi, pour le repas du soir, un policier nous a appelés au micro, comme si nous étions des chiens », raconte le jeune homme en imitant d’un bruit de la bouche l’appel familier adressé d’ordinaire à des animaux de compagnie.

« Et le responsable qui était de permanence a rigolé. Ce n’est pas parce que nous sommes des clandestins qu’on doit nous traiter comme cela. Nous voulons que les policiers mis en cause nous présentent leurs excuses et qu’ils soient punis », poursuit le jeune homme.

Toujours
selon ce témoin, d’autres mots blessants auraient été adressés la veille de cet incident par des policiers aux retenus.

Contactée dans l’après-midi, la direction du camp de rétention n’a pas souhaité s’exprimer.

Dans la soirée, Laurent Vercruysse, directeur de cabinet à la préfecture du Gard, a expliqué que la directrice du camp de rétention avait reçu les retenus concernés par ce mouvement de grève. « Une enquête est en cours, a indiqué le représentant de la préfecture. Nous devons contrôler la véracité de ce que disent les retenus. Si les faits sont avérés, des mesures disciplinaires seront prises. » Les retenus devaient interrompre leur mouvement de grève dans la soirée.

[Source : Rétention_l]