L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

Nous suivre :



Media :
 
Articles :

Voilà qu’une nouvelle fois, la justice française condamne — comme un terrible exemple — une militante pour « délit de solidarité » : cette militante associative de 72 ans, Maître de Conférences à la retraite, a été interpellée le 13 juillet dernier par la Police de l’Air et des Frontières alors qu’elle accompagnait deux réfugiés d’origine Érythréenne — un mineur et une jeune femme — qui se rendaient pourtant vers le Nord de l’Europe. Elle a été condamnée à 1500 euros d’amende.
D’autres n’ont pas la chance de bénéficier d’une justice aussi « clémente » (sic), certains sont carrément condamnés à de la prison ferme en étant considérés comme des passeurs, même sans preuve d’une quelconque transaction.

À nouveau, aider des réfugiés en détresse serait considéré comme « cacher un enfant juif », à une époque qu’on croyait révolue !

La France démontre une nouvelle fois que les Droits de l’Homme, pourtant fer de lance de son image dans le monde, n’est qu’un pâle mirage.


Voir en ligne : C’est la solidarité qui est mise en accusation !

Une bénévole condamnée pour avoir aidé deux Érythréens en situation irrégulière

Une militante niçoise de l’association Habitat et citoyenneté a été condamnée, vendredi 18 décembre, à 1 500 euros d’amende par le tribunal de Grasse pour avoir facilité le séjour et la circulation de deux Erythréens en situation irrégulière.

Le 13 juillet, Claire Marsol, maître de conférences à la retraite, âgée de 72 ans, était venue avec d’autres membres de son association observer la situation des migrants en gare de Nice, en plein afflux de réfugiés.

Dénoncée par un agent de la SNCF

Sollicitée par un mineur puis par une jeune femme, elle avait décidé de les emmener à la gare suivante, à Antibes, pour les soustraire au contrôle policier exercé ce jour-là dans la gare de Nice. Dénoncée par un agent de la SNCF, elle avait été arrêtée, placée en garde à vue et son domicile perquisitionné.

Soutenue par de nombreux militants associatifs, Claire Marsol, qui a réuni plus de 3 700 signatures dans une pétition en sa faveur, a expliqué au tribunal avoir agi « pour préserver la dignité et l’intégrité physique de ces personnes ».

La loi du 31 décembre 2012 offre en effet aux personnes aidant des migrants une immunité pénale, à condition de ne pas avoir été rétribué et dans certaines limites. L’immunité s’applique notamment aux personnes ayant fourni de la nourriture, un hébergement, des conseils ou soins médicaux, ou ayant agi dans le cas où l’intégrité et la dignité des personnes sont menacées.

Le procureur, qui avait requis 2 000 euros d’amende avec sursis, a estimé que la soustraction de personnes à un contrôle policier ne relevait pas de cette immunité. La prévenue a dix jours pour faire appel.
[Source : Le Monde]

Non au délit de solidarité ! Soutien à Claire Marsol.

Merci de diffuser cette petition au maximum autour de vous et de venir soutenir Claire à Grasse le 18 décembre.

Dans le département des Alpes-Maritimes, il est interdit de manifester sa solidarité avec les réfugiés ??!!

En juillet dernier, l’une de nous, Claire Marsol, a accompagné à la gare d’Antibes, 2 jeunes réfugiés (parmi tous ceux que nous essayons d’aider à la frontière italienne).
Elle a été arrêtée, mise en garde à vue, perquisition de son domicile menottée, « conseils » biaisés de la police.

Elle passe au tribunal de Grasse le vendredi 18 decembre à 13h30.
C’est quand même beaucoup pour une simple retraitée de l’Éducation Nationale qui, comme nous toutes et tous, a agi dans le cadre des activités de nos associations :
manifester sa solidarité envers des réfugiés victimes des guerres, de persécutions et de dictateurs sanguinaires.
La manœuvre d’intimidation est évidente.
Que cherche ce gouvernement ? Tenter, en vain, de museler la solidarité exprimée par de nombreuses associations, citoyens et citoyennes, envers les réfugiés ?

Toutes et tous avec Claire !

Il n’y a pas que Claire !

Nous aussi, nous avons aidé des réfugié-es : nous les avons renseignés ou nourris ou accompagnés ou soignés ou hébergés…

Evidemment, comme elle, sans contrepartie aucune !!! sinon le respect mutuel et le bonheur de voir le sourire retrouvé des enfants.

Tout cela au nom, selon les cas,
- De la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
- De la Convention Internationale des Droits de l’Enfant,
- Du respect de traditions familiales d’hospitalité,
- De la mise en pratique des valeurs de l’Evangile,
- De la conscience de l’égale dignité des êtres humains peuplant cette minuscule planète sans frontières visibles des confins de la galaxie...

Devons-nous nous dénoncer nous-mêmes au Procureur de la République ?

Sinon, il pourrait nous inculper de non assistance à personne en danger !!!
[Source : Ligue des Droits de l’Homme PACA]