BELFORT

Une assistante sociale poursuivie pour pour

« aide au séjour irrégulier »


Publié le: 23 décembre 2007

L’affaire remonte à la mi-juillet.

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Victime de violences conjugales, une Algérienne, dont la carte de séjour a expiré au début de l’été, trouve refuge, au sein de l’association d’aide aux femmes battues Solidarité femmes, implantée à Belfort.

Prise en charge par Catherine Bernard, l’une des assistantes sociales, elle est placée à l’abri, dans un lieu tenu secret pour éviter que son mari ne la retrouve. Le 17 juillet, Catherine Bernard reçoit la visite de la police aux frontières dans les locaux de l’association.

Les agents sont à la recherche de la femme, qui est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière et susceptible d’être expulsée vers l’Algérie. Invoquant le secret professionnel, l’assistante sociale refuse d’indiquer aux policiers le lieu où se trouve la personne dont elle a la charge.

Emmenée au commissariat, elle est placée en garde en vue pendant trois heures trente et menacée de poursuites judiciaires. Les policiers veulent l’adresse de sa « protégée  » et réclament que Catherine Bernard reconnaisse son délit. Le procureur de Belfort a ouvert une instruction pour « aide au séjour irrégulier ».

[Source : RESF]