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L’affaire remonte à la mi-juillet.

Victime de violences
conjugales, une Algérienne, dont la carte de séjour a
expiré au début de l’été, trouve refuge, au sein de l’association
d’aide aux femmes battues Solidarité femmes,
implantée à Belfort.

Prise en charge par Catherine Bernard, l’une des assistantes
sociales, elle est placée à l’abri, dans un lieu tenu
secret pour éviter que son mari ne la retrouve. Le 17 juillet,
Catherine Bernard reçoit la visite de la police aux
frontières dans les locaux de l’association.

Les agents sont à la recherche de la femme, qui est sous le
coup d’un arrêté de reconduite à la frontière et susceptible
d’être expulsée vers l’Algérie. Invoquant le secret professionnel,
l’assistante sociale refuse d’indiquer aux policiers
le lieu où se trouve la personne dont elle a la charge.

Emmenée au commissariat, elle est placée en garde en
vue pendant trois heures trente et menacée de poursuites
judiciaires. Les policiers veulent l’adresse de sa « protégée
 » et réclament que Catherine Bernard reconnaisse
son délit. Le procureur de Belfort a ouvert une instruction
pour « aide au séjour irrégulier ».

[Source : RESF]