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Ils voulaient embarquer pour l’Angleterre. Un migrant d’origine
érythréenne a trouvé la mort, dans la nuit de samedi à dimanche, en se
noyant dans le canal de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Un homme qui tentait de le secourir s’est également noyé.

Avec deux proches, le migrant tentait d’embarquer dans un camion garé à
l’aplomb du canal quand il est tombé à l’eau. Ce sont les cris de ses
comparses qui ont alerté le consommateur d’un bar voisin. L’homme a
plongé pour lui porter secours mais il s’est également noyé.

Sur place, les policiers ont arrêté un clandestin. Le dernier est, en
revanche, parvenu à s’enfuir. Sur réquisition de la police, des
plongeurs ont sondé le canal ce dimanche matin pour s’assurer qu’il n’y
avait pas d’autre victime.

[Source : 20Minutes.fr]


Dimanche matin, un peu avant 1 heure, deux clandestins ont tenté le tout pour le tout.

Ces deux sans-papiers d’origine érythréenne ont essayé de monter à bord d’un camion qui se trouvait sur le quai du canal de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais.

Au moment de monter sur la remorque, un des deux hommes glisse et tombe dans le canal.

L’autre homme se rend à un café, à quelques mètres du drame, pour alerter les secours.

Malgré la barrière de la langue, le clandestin arrive à faire comprendre aux clients du café, l’urgence de la situation.

Un groupe de clients se rend sur les lieux du drame.

Un homme plonge dans l’eau, pour porter secours à la victime qui se noie.

Les pompiers arrivent sur place.

Les hommes-grenouilles de Saint-Omer plongent dans le canal.

Ils ressortiront quelques instants après, avec le corps du jeune clandestin, âgé d’une vingtaine d’années, mais aussi avec le corps de celui qui a tenté de le sauver. Sans y parvenir.

L’homme qui n’a écouté que son courage au risque de sa vie était originaire de Saint-Omer et était âgé de 47 ans.

[Source : lepost.fr]


C’EST LE COMPAGNON d’infortune du clandestin tombé à l’eau qui a appelé au secours. Dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant 1 heure du matin, deux sans-papiers d’origine érythréenne tentent de monter à bord d’un camion garé sur le quai du canal de Saint-Omer (Pas-de-Calais). La remorque stationnée légèrement en surplomb du cours d’eau rend la manœuvre difficile.

L’un d’eux glisse et tombe à l’eau. Son compagnon de voyage court aussitôt donner l’alerte au café situé un peu plus loin. Il est complètement paniqué, mais parvient à faire comprendre l’urgence de la situation.

« Dans une eau à 10 degrés la nuit, l’hypothermie n’est pas à exclure »

Un petit groupe de clients se rend sur les lieux et, sans réfléchir, l’un d’eux plonge au secours du jeune homme qui est en train de se noyer. Les pompiers sont appelés en renfort et les hommes grenouilles de Saint-Omer interviennent. Mais il est trop tard. Le corps du clandestin, âgé d’une vingtaine d’années, et celui de son sauveteur sont retrouvés sans vie.

« D’après les premiers éléments de l’enquête, le clandestin aurait glissé en redescendant de la remorque. Il voulait vérifier si le camion allait bien en Angleterre. Quand à la deuxième personne, elle n’a pas mesuré la difficulté. Elle n’a écouté que son courage, s’est jetée à l’eau et malheureusement s’est noyée également », confirme Pascal Marconville, procureur de la République de Saint-Omer.

« Dans une eau à 10 degrés la nuit, l’hypothermie n’est pas à exclure », précise un sapeur-pompier. Le sauveteur, un habitant de Saint-Omer, avait 47 ans. Si la thèse de l’accident semble privilégiée, une enquête a cependant été confiée au commissariat de police de Saint-Omer. Elle devra déterminer les circonstances exactes de ces deux noyades. « Deux autopsies vont être pratiquées dès ce lundi pour déterminer les causes de la mort », insiste le procureur. En situation irrégulière, le second clandestin a été placé en garde à vue. « Il s’agit de voir si la noyade a bien été accidentelle mais, selon son état de panique, en alertant les clients du bar, il semble que ce soit le cas. »
Depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, plus d’une centaine de réfugiés errent sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais en espérant rejoindre l’Angleterre. Traqués par la police, ils se réfugient de plus en plus à l’intérieur des terres où ils tentent de trouver d’autres convois vers un avenir moins sombre.

[Source : Le Parisien]