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Dans la journée de mardi, les habitants de la Baraka sont revenus hagards, sur les lieux.
Ils voulaient voir, savoir. Ils voulaient récupérer des affaires, des papiers.
Mais tout à brûlé et rien ne reste de leur habitation ni de leurs affaires.
Il fallait voir, en plein jour après le choc de la nuit, se rendre compte… et puis subsistait le fait qu’une personne soit restée dans les flammes.
Le soir de l’incendie dès le début des habitants soulèvent le fait qu’il manque peut-être une ou deux personnes, l’info est dite aussitôt aux pompiers. Ensuite on ne pense pas deux, mais une personne.

Les habitants de la Baraka, ont passé la journée devant la porte sans avoir le droit de rentrer. Les services sociaux de la mairie n’ont prévu aucun repas, pas même un sandwich à offrir aux victimes de la veille encore en état de choc.
C’est avec quelques personnes, voisine collectif la baraka et l’appui financier de la LDH que des courses ont pu être faites au leader du quartier et un cassoulet servi pour une centaine de personnes sur le trottoir.
Vers deux heures la mairie est venue annoncer qu’il fallait que les gens se rendent au CCAS du quartier afin de refaire des listes pour des nuits d’hôtel. En annonçant en même temps que les bureaux fermaient à 17 heures.

Ci dessous un témoignage de l’après-midi chez les assistantes sociales, qui auront quand même prolongé leur journée, en annonçant qu’elles attendaient les familles depuis 10 heures ce matin. Oui mais personne ne leur avait dit.
Le soir les pompiers cherchaient s’il y avait un corps avec toutes les brigades adéquat. Puis après un bref rassemblement devant la mairie pour savoir qui allait où, les uns et les autres sont finalement allés dans des chambres d’hôtels éparpillés dans Paris et ses alentours. Certains ne voulaient pas, ils ne savaient pas où était l’hôtel, le pensait très loin et étaient fatigués.
En fin de soirée nous avons appris qu’un corps a bien été retrouvé sous les décombres.

Nous appelons à un rassemblement solidaire avec les victimes de l’incendie, devant la mairie du 20e, place Gambetta a partir de 17h30. Les journalistes y sont bien sûr invités.
Place Gambetta, métro Gambetta.

Collectif contre la xénophobie.