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Le 14 mai, un sans-papiers marocain, Fathi Hassan
Nejl, est mort au centre de rétention de Turin. Il
était enfermé depuis dix jours, et menacé d’expulsion.

« Nous avons hurlé toute la nuit pour appeler les
secours, mais personne n’est venu »
, racontent ses
camarades. « Ils l’ont traité comme un chien. »

D’après le Préfet, un médecin de la Croix Rouge l’aurait
osculté dans l’après-midi précédant sa mort. « Il
était extrêmement mal toute la journée de vendredi. Sa
fièvre était très forte. »
Lui aurait été administré un
antibiotique – sans prendre soin de vérifier s’il était
allergique. « Puis, ils n’ont plus rien voulu savoir de lui.
 »
À minuit et demie, son état s’est aggravé. « J’ai
perdu la voix à force de crier. À une heure moins quart,
nous étions tous en train de crier. »
Quelqu’un de la
Croix-Rouge est arrivé, puis est reparti en disant
qu’on ne pouvait rien faire avant le lendemain. Au
matin, on l’a porté à l’infirmerie, mais c’était trop
tard. À huit heures du matin, le médecin de garde
constatait son décès.

Les protestations, à l’intérieur du centre comme à
l’extérieur, se multiplient depuis, pour dénoncer
aussi bien l’administration que la Croix-Rouge en
charge de l’infirmerie où il vaut mieux être malade
aux heures ouvrables…

[Source : Indymedia-Piémont]