ITALIE
Un mort au centre de rétention de Turin
Publié le: 12 juin 2008
Le 14 mai, un sans-papiers marocain, Fathi Hassan Nejl, est mort au centre de rétention de Turin. Il était enfermé depuis dix jours, et menacé d’expulsion.
« Nous avons hurlé toute la nuit pour appeler les secours, mais personne n’est venu », racontent ses camarades. « Ils l’ont traité comme un chien. »
D’après le Préfet, un médecin de la Croix Rouge l’aurait osculté dans l’après-midi précédant sa mort. « Il était extrêmement mal toute la journée de vendredi. Sa fièvre était très forte. » Lui aurait été administré un antibiotique – sans prendre soin de vérifier s’il était allergique. « Puis, ils n’ont plus rien voulu savoir de lui. » À minuit et demie, son état s’est aggravé. « J’ai perdu la voix à force de crier. À une heure moins quart, nous étions tous en train de crier. » Quelqu’un de la Croix-Rouge est arrivé, puis est reparti en disant qu’on ne pouvait rien faire avant le lendemain. Au matin, on l’a porté à l’infirmerie, mais c’était trop tard. À huit heures du matin, le médecin de garde constatait son décès.
Les protestations, à l’intérieur du centre comme à l’extérieur, se multiplient depuis, pour dénoncer aussi bien l’administration que la Croix-Rouge en charge de l’infirmerie où il vaut mieux être malade aux heures ouvrables…
[Source : Indymedia-Piémont]



