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Témoignage sur les quatre rassemblements qui se sont tenus à Lyon, de mardi à vendredi, pendant la semaine de vacances, dans l’attente d’une reprise de la mobilisation, « mercredi, jour de rentrée scolaire ».

Je tente un petit bilan des 4 jours de rendez-vous quotidiens à 18h sur la place des Terreaux. Ces RDV se sont tenus contre la réforme en cours, pour main­tenir une expression populaire et permettre aux dif­férentes luttes de se retrouver en centre ville.

En termes de participation, c’est entre 50 et 350 personnes qui se sont retrouvées chaque soir.

On y a vu et entendu des étudiants, des travailleurs, des chômeurs, une zone de gratuité, une soupe, un bar à prix de soutien, des cénétistes, des clowns armés, une sono, des prises de paro­les, quel ques slogans, des banderoles (l’une grande comme la moitié de l’Hôtel de Ville), du ker­dane, une batucada, une table de presse, une caisse de solidarité, une manif sauvage…

Mis bout à bout, c’est donc pas mal de motivations différentes qui se sont manifestées. Ce ras­semblement s’est tenu en dehors de tout appel d’organisations syndicales ou partisanes, sans grande gueule qui dit quoi faire et quoi penser, et, bien sûr, sans autorisation. C’est de manière complètement spontanée que des gens (pas forcément militants d’ailleurs), ont mis en place l’ensemble de ces initiatives, se sont pris par la main avec leurs quelques potes pour faire vivre la lutte dans la rue, en cette semaine (un peu longue ?) de vacances. Jeudi, c’est 200 personnes qui, au son d’une batucada, ont manifesté sauvagement, taguant et collant des affiches, de la place des Terreaux à l’esplanade de la Grande Côte. Par cette manif, très symbolique en compa­raison au degré de conflictualité de la semaine précédente bien sûr, on aura prouvé que l’initia­tive nous appartient dans le centre ville de Lyon.

D’aucuns auront reproché le manque d’organisation de ces rendez-vous, d’autres le manque de risque d’une déambulation sur la Croix-Rousse. Pourtant, c’est vraiment l’aspect participatif de cette semaine qui restera le point fort. À tous d’y amener ses idées et envies, de s’organiser en amont, être dans le propositionnel, pour que la prochaine fois, fleurissent les actions.

Hier, vendredi, il y avait vraiment moins de monde que les autres soirs. Ça nous a laissé le temps de discuter de la suite. Il en ressort que les personnes présentes, super positives sur les jours précédents, mais conscientes de notre énergie actuelle, préfèrent suspendre momentané­ment ce rendez-vous. L’envie générale est de reprendre mercredi, jour de rentrée scolaire, plus motivé-e-s et organisé-e-s.

Soutenez ce rendez-vous si vous le voulez, parlez dans vos groupes de potes ou collectifs, faites émerger idées et propositions, préparez des prises de paroles…

Jusqu’à la retraite, (g)rève général(e) !

[Source : rebellyon]