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...VINCENNES (PARIS). Audience de procédure le vendredi 6 mai à 13h30 à
la cour d’appel du TGI de Paris Pôle 2 chambre 9. [Texte d’appel ci-dessous]

...MARSEILLE (CANET). Concert de solidarité avec les inculpés de
l’incendie du centre de rétention du Canet le 9 mars
Avec Insolite/Singes des rues/DJ Voïvod/CHKP/Richard d’enfer
Prix Libre - Bouffe - infokiosque
à Partir de 18h (Point info) 20h concert

AU 7 Boulevard Bourdon (métro Bastille ou Quai de la Rapée) ou si
expulsion du lieu à LA BUISSONNIÈRE 3 place Moreau David (RER A
Fontenay-sous-Bois)

Affiche :

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Des nouvelles du procès de l’incendie de Vincennes

Le 22 juin 2008, le centre de rétention de Vincennes était entièrement
détruit par un incendie au cours d’une révolte.

Le 17 mars 2010, dix anciens retenus ont été condamnés à des peines de
prison allant de 8 mois à 3 ans ferme. Ils ont fait appel de ces
condamnations et sont actuellement libres.

Depuis le début de l’instruction les avocats de la défense ont fait un
certain nombre de demandes qui leur ont toutes été refusées. Parmi
ces demandes, la jonction du dossier sur la mort de Salem Souli qui
avait été un élément déclencheur de la révolte, ainsi qu’une demande
d’expertise indépendante des matériaux de construction des bâtiments
et du mobilier qui permettrait d’expliquer la vitesse de propagation
du feu.

Avant le procès en appel qui devrait se tenir cet automne, les avocats
de la défense ont obtenu une audience au cours de laquelle ces
demandes seront examinées. Elle se tiendra le 6 mai 2011 au TGI de
Paris. Il ne s’agit pas seulement d’une formalité de procédure, le
résultat de cette audience aura un impact sur le déroulement du procès
en appel.

Depuis l’incendie de Vincennes, de nombreux autres centres de
rétention, en France ou ailleurs, ont été détruits ou endommagés par
des révoltes. Le 9 mars dernier, le centre du Canet à Marseille a
partiellement brûlé, 6 retenus sont actuellement en prison, accusés
d’être à l’origine de l’incendie.

La destruction même partielle d’un centre de rétention a des
répercussions immédiates sur le nombre d’arrestations et d’expulsions.
Ne serait-ce que pour cette raison, que ce soit à Vincennes, à
Marseille ou ailleurs, l’Etat ne peut pas laisser les centres de
rétention être détruits sans désigner des coupables à punir.

Que ce soit dans la rue, devant les centres de rétention, dans les
aéroports... ou devant les tribunaux, exprimons notre solidarité avec
celles et ceux qui se révoltent contre la machine à expulser.

Rendez-vous le vendredi 6 mai 2011 à 13h30 à la cour d’appel du TGI de
Paris Pôle 2 chambre 9.

Relaxe de tous les inculpés !

Liberté de circulation et d’installation !

Fermeture des centres de rétention !

Plus de papiers du tout !