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La société d’aménagement Sequano fait a nouveau expulser des familles sans solution de relogement.
Cette société mixte (public / privé) se charge du rachat et de l’aménagement de très nombreux terrains situés aux abord de la capitale pour la création du Grand Paris.
Elle investi sur les territoire de plaine Commune, (communauté de commune qui rassemble les villes d’Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse), Est ensemble (communauté de commune qui rassemble Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville) et le territoire autour des aéroports du nord est parisien, en ce qui concerne l’Ile de France.
C’est une société est issue de la fusion entre deux SEM départementales (SODEDAT93 et SIDEC) a été fondée en 2009.
Ce regroupement public-privé n’hésite pas a mettre ainsi à la rue des familles qui avaient été placées sur ces terrains par des élus municipaux. Ainsi le terrain de la folie à Bobigny expulsé le 21 juillet avait été proposée aux familles par la municipalité de Bobigny, et celles du l’ancien village d’insertion de Saint-Ouen par la mairie de Saint-Ouen. Mais une fois que l’aménageur a récupéré les dits terrains devant les tribunaux, les municipalités n’ont pas jugées nécessaire d’assurer aux familles « protégées » un temps un abris décent.
On peut penser que le changement politique de ces deux municipalités (passée du PC à l’UDI) n’a pas joué en faveur des familles. Mais il est a parier que l’alternance politique n’a pas tant joué que ça dans ces décisions, quand on voit que le maire PC de la Courneuve tient absolument à expulser un terrain sur lequel sont installés depuis plusieurs années de nombreuses familles intégrées dans la ville. La municipalité refusant même des solutions d’aménagements qui ne seraient pourtant pas à sa charge. Il serait intéressant et nécessaire que les décisions qui concerne l’aménagement du territoire soient transparentes, explicites et décidées démocratiquement.


Voir en ligne : article sur Mediapart

Une pétition à été mise en ligne sur le site d’avaz :
Pourquoi c’est important
à William Delannoy, Maire de Saint-Ouen, 7, place de la République 93400 St-Ouen copie à Philippe Galli, Préfet de Seine-Saint-Denis et Didier Leschi, Préfet Délégué pour l’Égalité des chances.

Nous, habitants de Saint-Ouen, parents d’élèves, enseignants, citoyens, demandons à Monsieur le Maire de Saint-Ouen de prendre d’urgence les mesures nécessaires pour que toutes les familles Rroms habitant le village d’insertion situé 41, rue de Clichy puissent continuer à vivre à Saint-Ouen dans des conditions dignes.

Ces familles habitent le village dit d’insertion depuis sa création en 2008 par la ville de Saint-Ouen, sous la gestion de l’AJL93, association missionnée par l’Etat. Fin 2012, suite à l’arrêt du projet et la vente du terrain à la Sequano, les familles ont été informées qu’elles devaient quitter les lieux.

L’association gestionnaire a relogé certaines familles, comme le prévoit la loi, mais pas d’autres, au prétexte non fondé qu’elles n’avaient pas rempli les critères d’insertion. Un arrêté d’expulsion au 31 mars 2015 a été rendu. Les autorités préfectorales ont indiqué en avril que l’expulsion du village n’aurait pas lieu avant juillet afin que les enfants terminent l’année scolaire.

Je demande à Monsieur le Maire de Saint-Ouen d’organiser le relogement immédiat des familles Rroms du village d’insertion. En attendant le relogement, je demande à Monsieur le Préfet la suspension de l’arrêt d’expulsion et l’autorisation de continuer à habiter au 41 rue de Clichy 93400 Saint-Ouen jusqu’à ce qu’une solution d’habitat pérenne soit trouvée, en concertation avec les familles.
Je refuse que le village d’insertion devienne un village d’expulsion.

en ligne ici

Article paru dans Le parisien le 25 juillet :

Un rassemblement s’est déroulé ce samedi, en début de soirée devant la mairie de Saint-Ouen, pour soutenir les familles roms qui s’apprêtaient, faute de solution, à passer une deuxième nuit, sous des tentes face à l’hôtel de ville.

Une cinquantaine de personnes dont 21 enfants ont été expulsées vendredi de l’ancien village d’insertion de la rue de Clichy, où elles résidaient encore, malgré sa fermeture en 2013. « La situation de ces familles n’est pas ordinaire. Elles ont intégré un projet d’insertion qui n’est pas arrivé à son terme et elles se sont retrouvées laissées à elles-mêmes », déplorent les militants de l‘association Droit au logement et du collectif Solidarité avec les Roms de Saint-Ouen. « Elles n’ont par ailleurs pas été prévenues cinq jours avant de la date d’expulsion et elles n’ont pas pu s’y préparer », ajoutent-ils. Ce samedi, en fin de matinée, les policiers sont pourtant intervenus devant la mairie pour faire ranger les tentes, mais peu de familles ont trouvé samedi soir des places d’hébergement d’urgence au 115.

Article paru dans 20 minutes le 24 juillet :

Des Roms, résidant sur le site d’un village d’insertion à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, ont été expulsés ce vendredi, en vertu d’une décision de justice, a-t-on appris de sources concordantes. Créé en 2008 spécialement pour eux, le village aurait dû être évacué lors de sa fermeture en 2013. Le terrain, rue de Clichy, a été racheté en juillet 2013 par la Société d’économie mixte Séquano.

Une ordonnance du tribunal de Bobigny a énoncé l’évacuation du terrain, pour que Séquano puisse poursuivre son projet d’aménagement immobilier des Docks de Saint-Ouen.
Un des premiers villages d’insertion

« Les forces de l’ordre sont arrivées ce matin, personne n’était prévenu. Les habitants ont récupéré rapidement des affaires et ont dû sortir précipitamment », a déclaré un porte-parole du « Collectif de solidarité avec les Roms de Saint-Ouen en danger » sur place. Les résidents du campement vivaient dans des préfabriqués datant de 2008.

Ce village d’insertion était l’un des premiers du genre et accueillait un campement de 18 familles. « Depuis la fermeture, quelques familles étaient restées sur place. 56 personnes ont quitté les lieux ce matin sans incident : 17 hommes, 18 femmes, et 21 enfants », a déclaré la préfecture de Seine-Saint-Denis.
Une décision légale

Une rencontre devrait avoir lieu prochainement entre la mairie, la préfecture, le propriétaire du terrain et une délégation d’habitants pour parvenir à une solution, d’après l’avocate des Roms Marie Cuilliez et le militant du collectif. Pour l’avocate, c’est « une trahison ». « Depuis le début, mes clients ont respecté le contrat, ils ont mis leurs enfants à l’école, payent leurs impôts, l’Urssaf. Un accord de principe a été rompu. »

Le porte-parole du collectif a lui, déclaré qu’il y avait un « désengagement des pouvoirs publics ». « On n’est pas dans un campement sauvage. Les gens qui sont là avaient été triés sur le volet pour faire partie du village d’insertion, ils sont bien insérés à Saint-Ouen. » Le militant déplore « de nouvelles familles à la rue ».

D’après la préfecture, une réunion avait eu lieu au mois de mai pour prévenir de la future évacuation. « Toutes les règles de droit ont été respectées », l’expulsion n’a pas été effectuée en période scolaire. La Seine-Saint-Denis recense environ 45 camps aujourd’hui, ce qui représente 2.400 Roms selon la préfecture. En 2013, 143 camps étaient dénombrés.


Article paru sur la page Roms et qui d’autres ? Médiapart. le 24 juillet :

L’histoire des relations entre les Rroms et la ville de Saint-Ouen n’est ni simple, ni récente. Une nouvelle page s’est ouverte le vendredi 24 juillet, avec l’expulsion programmée du « village d’insertion » qui a eu lieu jour sans qu’aucun avis d’expulsion ne soit affiché au préalable !

Appel à rassemblement devant la mairie de Saint-Ouen (93) pour soutenir les familles roms expulsées de leur village d’insertion vendredi soir, 5 tentes ont été dépliées devant la mairie : les familles et quelques soutiens vont y dormir.
Samedi 25 nous passerons encore la journée sur place pour essayer d’obtenir une réponse de la mairie et mobiliser les gens. si vous pouvez nous rejoindre, à un moment ou un autre c’est bien ! Nous continuons aussi de chercher une solution d’accueil.

L’association Droit au logement et le collectif de solidarité des Roms de Saint-Ouen ont manifesté le lundi 8 juin au soir devant l’hôtel de ville où se tenait un conseil municipal. Objectif : obtenir des solutions de relogement pour les 14 familles du village d’insertion rom qui doit fermer ses portes début juillet. Mais au final, toutes les personnes présentes sur le terrain ont été expulsées vers 10h et ne pourront revenir chercher les dernières affaires que lundi entre 10h et 18h. Avant que tout passe sous la pelleteuse.

Les associations présentes sur place appellent à un rassemblement de soutien devant la mairie dès à présent.