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A Paris, -mercredi 16 décembre au soir, la police assistée de la direction Adoma (ex-Sonacotra), est intervenue au foyer Marc Seguin dans le 18e. Chambre par chambre, tous les résidents sans-papiers sans récépissé ont été raflés et embarqués.
Une vingtaine de personne c’est retrouvé en centre de rétention, et hier, une personne à été expulsée au Sénégal.

Ce samedi 9 janvier une manifestation était organisée partant du foyer à la mairie du 18e, pour la libération des personnes raflées.


Voir en ligne : face book foyers de travailleurs immigrés

Il y avait du monde devant le foyer de travailleurs immigrés de la rue Marc Seguin, ce samedi à 14H30. On peut même dire que tout un chacun était surpris par l’ampleur de la manifestation.

En tête les drapeaux du COPAF ( collectif pour l’avenir des foyers ), Droit devant, la coordination de sans papiers du 93 est venu en renfort pour dénoncer cette action policière hors norme puisque la police c’est introduite partout et à littéralement rafler une quarantaine de personne parmis lesquelles une vingtaine de sans-papiers qui se sont retrouvés en centre de rétention.
Hors norme parce qu’il n’y a que dans cette ambiance d’Etat d’urgence prolongé que de telles pratiques risquent de se multiplier.

Le cortège comprenait également des militants de la ligue des droits de l’homme, de syndicats, ainsi que des verts et du PC, de l’union des jeuns revolutionnaires etc. et de nombreux anonymes en plus des résidents du foyer.

Pourquoi cette intervention policière ?

Depuis plusieurs mois, les résidents du foyer se sont mis en grèves des loyers pour forcer ADOMA à réaliser les travaux d’entretiens et afin que les espaces collectifs propres aux foyers soient réouvert. La cantine et la cafétaria ayant été fermées par le gestionnaire.

C’est donc un foyer en lutte qui a été visée,
La police se met ainsi au service des gestionaires pour contrer une action politique collective, sans que la justice ne s’en mêle.

« Foyers en colère, dignité pour les résidents »

Les résidents des foyers demandent le droit à la dignité, les pancartes et les slogans étaient claires :
« On veut les droits des locatires » « Foyers en dangers » Oui au droit d’héberger qui on veut«  » ADOMA y en a marre« , » Non aux fyers-prisons",
« libérer les sans-papiers ».

La rue fu prise par la foule avec percussion et fanfare de cuivre jusqu’à la mairie du 18e qui était anormalement fermée et encerclée par une compagnie de CRS.

La fermeture de la mairie a conforté les manifestant dans ’idée que la mairie n’était pas étrangère à la descente de police du 16 décembre dernier, à la suite de laquelle une personne à été expulsée hier au Sénégal malgré la mobilisation de nombreux militants.

Des prises de paroles ont eu lieu devant la mairie : Tout d’abord a été décidé la reconduction de la grève des loyers applaudi par la foule, mais aussi un rendez-vous est pris vendredi 15 janvier à 18h30 au foyer. Les représentants des différents organismes ont apportés leur soutien ainsi que les coordiantions de sans-papiers et un membre des réfugiés de la palce de la République.

Les habitants des foyers ont revendiqué « un droit à la vie privée ».

A été également dénoncer l’acointance de la mairie et du gouvernement, mais aussi celle de l’ambassade du Sénagal qui a délivré un laissé-passé permettant à la France d’expulser un de ses ressortissant, résident au foyer Marc Seguin.

Pour rappel :

Le 6 novembre a l’issu d’une manifestation, une délégation avait été reçue par le ministère quatre points ont été évoqués - tiré du site du COPAF :

1er point : Nous voulons un décret d’application de la loi Alur sur la reconnaissance des comités de résidents qui leur donne de vraies compétences et de réels moyens.
Réponse : un projet de décret vient d’être rédigé, il nous sera communiqué et une table ronde sera organisée le 2 décembre 2015 entre les gestionnaires, le Copaf et les représentants des coordinations sous la direction du Ministère.

2e et 3è points : Nous voulons le droit à la vie privée, le droit d’héberger, d’avoir sa propre serrure et donc l’abolition du décret de novembre 2007 ; nous voulons le droit à la vie collective, point fondamental reconnu dans les textes et la publicité des bailleurs mais refusé dans la pratique par les gestionnaires dans les FTM réhabilités.
Réponse : ces demandes sont légitimes, nous allons organiser d’ici fin janvier une ou des réunions avec vous et lesdits gestionnaires sur ces points pour être plus en phase avec ces deux grands principes du droit à la vie privée et de l’existence d’espaces collectifs.

4e point : Nous voulons que les résidences sociales issues des FTM des zones tendues relogent prioritairement les travailleurs immigrés suroccupants, qu’il y ait dans la loi la reconnaissance de résidences sociales spécifiques.
Réponse : Impossible !

UNE PETITION SUR LE FACE BOOK DES FOYERS DE TRAVAILLEURS IMMIGRES :

PÉTITION POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE
DES RÉSIDENTS DU FOYER ADOMA MARC SEGUIN
PLACÉS EN CENTRES DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Lors de la rafle scandaleuse du 15 déc. 2015 au foyer Marc Seguin à la demande du bailleur Adoma, plus de 40 personnes ont été interpellées par les forces de police. Plus de 20 ont ensuite été conduites dans des CRA (Centres de rétention administrative), puis leur mise en rétention a été confirmée par le juge, y compris en appel, malgré les irrégularités manifestes de procédure.

L’opération de contrôle avait été demandée par le bailleur ADOMA, en raison de différends avec les résidents (grève des loyers...) : elle ne pouvait donc concerner que les parties communes de ce foyer, en l’absence de toute réquisition du procureur.

Or les policiers sont rentrés dans les chambres qui constituent des parties privatives, ont exigé la présentation de papiers d’identité sur place et ont embarqué tous ceux qui ne pouvaient pas les présenter.

Parmi ces personnes en rétention se trouvent des adultes suivant les cours de français langue étrangère s’inscrivant dans le Cadre Européen Commun de Référence (CECR) et dispensés au centre social - Espace Torcy dépendant de l’École Normale Sociale (ENS) - tout proche du foyer ADOMA. Les bénévoles à l’ENS les connaissent bien et ont pu constater leurs efforts d’intégration, pour certains depuis déjà plusieurs années, malgré une conjoncture difficile. La majorité d’entre eux, qui suivent ces cours, ont, à ce titre, obtenu des diplômes (DILF, DELF A1, DELF A2).
Nous sommes donc particulièrement indignés de constater que ce sont eux qui font les frais de différends d’ordre privé entre ADOMA et les résidents.

Il est d’ailleurs à noter que cette opération n’a donné suite à aucune poursuite pénale contre qui que ce soit. Il s’agit donc d’une opération d’intimidation montée par le bailleur, dont le résultat est nul, hormis la mise en rétention et la reconduite à la frontière programmée de personnes n’ayant commis aucune infraction, interpellées dans des conditions tout-à-fait irrégulières.

Nous demandons donc leur libération immédiate !
POUR ADHÉRER À CETTE PÉTITION, ENVOYEZ UN MESSAGE SUR CETTE PAGE AVEC VOS NOM-PRÉNOM, FONCTION, ADRESSE MAIL ET/OU N° DE TÉL.