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Cela fait cent jours que le chanvrier Bernard Rappaz s’est mis en grève de la faim pour protester contre sa condamnation à 5 ans et 8 mois de prison – et contre le harcèlement judiciaire dont il est l’objet. Les autorités lui opposent que la seule solution à sa grève de la faim, c’est qu’il y mette un terme, et refusent la simple suspension de peine qu’il réclame pour s’occuper de la liquidation de sa ferme, récemment vendue aux enchères.

Protagoniste du mouvement de libération du cannabis, avocat des multiples vertus du chanvre, aussi bien pour son rendement agricole que pour ses qualités industrielles ou thérapeutiques, Bernard Rappaz a prospéré pendant les années de libéralisation que la Suisse a connues, avant le revirement réactionnaire de ces dernières années. Face à la difficulté d’incriminer une pratique tolérée, les autorités ont multiplié les accusations fantaisistes pour assurer la condamnation de celui qui incarnait la liberté du chanvre.

Aujourd’hui, Bernard Rappaz incarne l’acharnement rancunier d’un État qui refuse de reconnaître ses propres hésitations sur la politique en matière de cannabis comme en matière de drogues en général. La Suisse est le pays même où le balancier fluctue entre l’obscurantisme répressif français et l’innovation intelligente, telle qu’elle a pu s’explorer également aux Pays-Bas, comme en Californie ou au Portugal.

Surtout, aujourd’hui, au centième jour de grève de la faim, Bernard Rappaz risque de mourir, victime de l’obstination criminelle de la responsable chargée de l’application des peines dans son canton du Valais, l’élue socialiste Esther Waeber-Kalbermatten. Celle-ci s’appuie sur un consensus réactionnaire avec le parti démocrate-chrétien inspiré par les exemples français et italiens de fascisme rampant.

Des protestations s’élèvent dans le monde entier pour demander la libération immédiate de Bernard Rappaz, ne serait-ce qu’au titre de son état de santé, qui interdit son maintien en prison. La dureté assassine des autorités judiciaires suisses frappe aujourd’hui un authentique prisonnier politique.

Un mouvement de jeûnes de solidarité se développe, et une manifestation se tiendra à Paris, ce samedi 4 décembre 2010, à 16 heures, à la fontaine Saint-Michel.


Voir en ligne : Libérez Rappaz !

Ce rassemblement pacifique a pour but d’alerter l’opinion publique en France et nos pouvoirs publics, afin de faire pression sur les autorités suisses pour qu’elles procèdent à une action urgente ayant pour but de « sauver Bernard Rappaz », chanvriculteur du Valais emprisonné, qui ce samedi 4 décembre en est au 100e jour de sa grève de la faim.

Manifestons notre soutien aux prisonniers politiques de la « guerre aux drogues », Bernard Rappaz, mais aussi celle de Marc Emery, de Chakib El Khayari, de Maksim Popov, et de millions d’inconnus victimes de cette politique pleine de non-sens, aveugle et sourde.

Il faut « sauver Rappaz » !

Cannabis Sans Frontières exige le transfèrement de tous les prisonniers français condamnés à l’étranger, exige l’ouverture d’un débat public responsable sur la politique de contrôle des stupéfiants, et l’arrêt des interpellations et des condamnations qui engorgent tout le système judiciaire.... Ici et là-bas !

Pour s’informer et agir : http://supportrappaz.org

SIGNONS LA PÉTITION

Pour contacter l’ambassade et faire connaître votre opinion :

Tél. : +33 1 49 55 67 00

Contact Presse : Farid Ghehiouèche / 06 14 81 56 79

[Source : demosphere]