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Aujourd’hui s’est déroulé le procès de Iana Zhdanova pour avoir poignardé... la poupée de cire de Valdimir Poutine au musée Grévin de Paris.
Comme en témoignent les photographies, l’acte de dégradation s’est déroulé devant le regard impassible des poupées de ses homologues Cameron, Merkel, Hollande, Obama et autres dirigeants de ce monde (la mise en scène était plus vraie que nature) dans la galerie des chefs d’États.
Iana s’est étonnée « que dans la capitale des droits de l’Homme il y ait une statue de ce dictateur qui menace la paix et risque de déclencher la troisième guerre mondiale. Je ne vois pas la statue d’Hitler, pas celle de Mussolini, je m’étonne de voir celle de Poutine ».

Le célèbre « musée » a réclamé à la Femen 10 000€ dont 8 000 pour installer un portique de sécurité ! Il s’est bien gardé de qualifier les faits de destruction d’une « œuvre d’art », ce qui nous amène à se demander pourquoi cet établissement commercial usurpe toujours le terme de « musée » ?
Le procureur de la République a demandé 1500€ d’amende pour sanctionner sa façon « non-conforme à la loi » de sa liberté d’expression (à savoir seins nus et de manière non-verbale)...
L’action, elle, représente toute une symbolique : attaquer l’image de Poutine en visite officielle à Paris ce 5 juin dernier ! Par le passé, les Femen ont tenté de nombreuses fois d’approcher directement le nouveau tsar de toutes les Russies, s’exposant déjà aux méthodes musclées de la police russe et à sa justice aux ordres du pouvoir.

Depuis la fin des manifs contre le mariage homosexuel et la nouvelle loi sur la prostitution, les activistes féministes ne sont plus d’aucune utilité pour le gouvernement. Elles enchaînent ainsi désormais les ennuis judiciaires, policiers et médiatiques (comme en témoigne Amina l’ex Femen d’origine tunisienne).

Plus généralement, le président russe est conforté dans la conquête de « ses Sudètes » par la France qui lui vent ses meilleurs bateaux militaires - on oubliera les effets d’annonce de Mr Hollande pour déminer ce dossier à l’international - et les pays d’Europe qui lui laissent le champs libre en Ukraine.
On tenait à illustrer cette « galerie des horreurs » avec les réactions éhontées de la classe politique française qui livre ici tout son militarisme de mauvais goût (lire l’article de Libé tout en bas).

A part maintenir le complexe militaro-industriel, cette comédie des occidentaux ne sert qu’une doctrine : livrer les anti-capitalistes et les anti-impérialistes naïfs dans les bras de ce dictateur, oubliant au passage le sang de la Tchétchénie comme les goulags surpeuplés à nouveau.

Paris s’éveille

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At Wednesday the 17 of September at 9.00 will be a trial over FEMEN sextremist Iana Zhdanova, who attacked the wax figure of the dictator Putin at the Paris Museum Grevin, in Jun 2014.

The hearing will be at 4 Boulevard du Palais 75001 Paris, metro Cite, in the room number 28.

Museum requires Zhdanovа financial compensation of amounting EUR 50 000.

FEMEN lawyer insists on unfounded accusations, because activist Zhdanov motivated civil rush and a sense of duty to her country, and did not mean damage to property of the museum.

Fuck you Putin !

[Source femen.org]

De Mélenchon à Le Pen, qui demande la livraison du Mistral à la Russie ?
(4 SEPTEMBRE 2014)

RÉACTIONS : Coût économique, risque de compromettre d’autres contrats, alignement sur les Etats-Unis... La décision de Paris est critiquée de la gauche de la gauche au FN, en passant par une partie de la droite gaulliste.
Le report de la livraison à la Russie du premier navire de type Mistral (prévue pour octobre), en raison de la crise ukrainienne, a fait hurler un certain nombre de responsables politiques. Par soutien à la Russie, voire à Poutine, ou par aversion de la ligne atlantiste, mais pas seulement.

De Jean-Luc Mélenchon au Front national en passant par une partie de la droite gaulliste, ils estiment que la France aurait dû honorer ce contrat signé en 2011 portant sur la vente de deux porte-hélicoptères pour 1,2 milliard d’euros. Un écologiste – dont le parti est unanime pour dénoncer ce contrat – raille cet attelage composite : « Le Parti de gauche réagit par réflexe corporatiste avec les ouvriers de Saint-Nazaire et la droite obéit à cette vieille idée qu’il ne faut pas se fâcher avec un Etat puissant avec lequel on peut faire du commerce. »

Le gouvernement a beau souligner qu’il ne s’agit que d’une « suspension » du contrat pour « forcer à l’accord de paix » et assurer que Hollande « n’a pas cédé » aux pressions, les partisans d’une livraison du Mistral accusent le Président de s’être aligné sur les Américains et les Britanniques. Ils pointent d’ailleurs que l’annonce intervient au moment où l’Otan se réunit en sommet au pays de Galles. « La France se couche devant l’Allemagne et les Etats-Unis », s’emporte le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan sur Twitter, où l’UMP Lionnel Luca ironise, lui, sur le « cadeau de FH pour le 65e anniversaire » de l’alliance transtlantique. Alors que Barack Obama a dit régulièrement sa « préoccupation » de voir la France s’apprêter à fournir Moscou en navires de guerre, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) se désole d’une « vassalisation de notre pays à la main des USA ». Formule qu’emploie aussi le vice-président du FN, Louis Aliot : « Nous sommes devenus les vassaux des Etats-Unis. » Marine Le Pen y voit, à son tour, « notre soumission à la diplomatie américaine ». La patronne du FN dresse la facture sur RTL : « un coût faramineux pour l’emploi » et des amendes « évaluées entre 3 et 10 milliards d’euros ».

« UN JOUR NOIR POUR NOTRE INDUSTRIE DE L’ARMEMENT »
Les mêmes estiment que ce revirement pourrait compromettre de futures ventes au moment où Dassault espère exporter ses avions Rafale en Inde et où la France discute avec l’Arabie Saoudite d’une coopération militaire. Pour Mélenchon, cette « trahison insupportable dévalorise totalement la parole donnée par notre pays ». « C’est un jour noir pour notre politique étrangère et pour notre industrie de l’armement. Dans ce secteur, ce qui compte avant tout c’est la fiabilité totale du fournisseur », s’angoisse l’UMP Thierry Mariani.

La France aurait beaucoup à perdre dans cette voie et peu à gagner, défendent les opposants au gel du contrat avec Moscou. Sans guère se soucier de l’image peu compatible avec la défense des droits de l’homme que donnerait la livraison d’un tel matériel à des Russes qui durcissent leur offensive dans l’Est ukrainien. Ils balaient une méthode inefficace pour « parler avec Poutine ». « Penser que des menaces auraient un impact sur le conflit actuel, c’est méconnaître les Russes », explique le très russophile député des Français de l’étranger Thierry Mariani, qui lance, bravache : « Poutine mérite le prix Nobel de la patience ! Alors que les Occidentaux accumulent la sanction, il a eu la sagesse de ne pas répondre. » S’il se réjouit de voir son courant, La Droite populaire, unanime contre le gel du Mistral, il déplore la tiédeur de l’UMP sur ce dossier : « Xavier Bertrand a clairement dit que les sanctions contre Moscou étaient inutiles mais Bruno Le Maire les a soutenues. »

« ON PERD SUR TOUS LES TABLEAUX »
Candidat à la présidence de l’UMP, Hervé Mariton dénonce aussi « la décision incohérente » de Hollande. Mais lui reconnaît une efficacité aux sanctions financières prises par l’UE. Et appelle à « dire aux Russes que leur présence dans l’Est de l’Ukraine est inacceptable » quand Thierry Mariani suggère d’accorder à ce territoire « le droit d’un choix à l’autodétermination ». D’autres responsables UMP ont aussi critiqué le report du Mistral, mais un ton en dessous. François Fillon semble très partagé :


@FrancoisFillon :
#Mistral Personne ne peut approuver la conduite de la Russie aujourd’hui. Je comprends que le gvt soit contraint de prendre cette décision
Twitter : 13:11 - 4 Sept 2014


@FrancoisFillon :
#Mistral cette décision ne résoudra en rien la crise qui est devant nous et une position suiviste des américains ne renforce pas la France
Twitter : 13:12 - 4 Sept 2014

Le filloniste Pierre Lellouche développe : « C’est l’aboutissement d’une politique inexistante sur l’Ukraine. La non-livraison du Mistral ne changera rien à la donne car le développement du dossier s’est fait sans nous. On a laissé faire l’Allemagne et les Etats-Unis ». Le député, habituellement plus atlantiste, regrette que Paris n’ait pas tenté le dialogue direct avec Poutine : « Il fallait jouer la carte autonome et là, le Mistral aurait pu servir de levier. Au lieu de cela, on perd sur tous les tableaux. On donne l’impression de se coucher. »

[Source : Libération]