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Quelques claires et simples revendications. Au fond ça tombe bien, puisque la mairie est propriétaire de tant de bâtiments, vides, inoccupés, à l’abandon, que la demande de lieux dans Paris ne devrait pas être si difficile à exaucer. Ainsi, celui de l’avenue Simon Bolivar. Il n’aurait pas répondu aux « normes » de sécurité. Ceci rappelle ces observations de la cour des comptes, qui soulignait, dans un rapport rendu il y a quelques années, que si, sans renoncer aucunement à la sécurité, on assouplissait un peu l’application de ces normes aux bâtiments publics, cela représenterait, à soit tout seul, une économie considérable et appréciable pour la comptabilité publique. Faire attention, oui, faire en sorte que les pompiers puissent accéder y compris cité du labyrinthe, bien sûr, on aurait préféré. Mais que la ville libère les innombrables bâtiments qu’elle détient, en simple spéculatrice, inutilement. Pour les tunisiens qui en réclament au moins pour répondre à l’urgence de leur problème, mais bien sûr aussi aux sans-abris, et à d’autres, pour qui c’est également une nécessité.

Pour commencer, une grande maison des tunisiens serait la bienvenue. Ne serait-ce que pour marquer la solidarité de la ville avec la révolution démocratique en cours en Tunisie. Une maison de la démocratie. La 3e Kasbah !

Paris s’éveille

Suite à la réunion tenue le 8 mai 2011 au gymnase occupé 100 rue Fontaine au Roi, nous revendiquons pour l’ensemble des Tunisiens arrivés par Lampedusa à Paris :

• Des logements pour un minimum de 100 personnes par bâtiment, situés à Paris et non en banlieue, pour une durée minimum de trois mois renouvelables avec un lieu collectif pour se réunir et s’organiser.

• Autogestion des lieux : nous nous engageons collectivement à prendre à notre charge la sécurité, l’hygiène et le reste.

• Des garanties contre toute intervention des forces de l’ordre.

[Source : CIP-IDF]