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C’est contre la disparition d’une zone humide qu’ils se battent, mais plus que cela c’est pour que les grands projets si couteux - si souvent jugés inutiles après examen- soient étudier sous tous leurs angles publiquement : l’angle écologique : pour quelle raison détruire ces zones humides qui on l’apprend au fur et a mesure sont essentielle aujourd’hui mais plus encore demain ; sous l’angle économique :
A qui revient tous cet argent public ?
Un deuxième aéroport à Nantes ?
Ou un barrage qui récuperera de l’eau d’arrosage pour quelques exploitations de maïs ?
Car en tant de crise (comme en tant d’opulence) la population doit se mêler de ces grands-traveaux afin que l’argent collecté ne soit pas tout bonnement détourner par de grandes entreprises qui sont seules a pouvoir bénéficier de telles sommes d’argent public...

Onzième jour de grève de la faim. Une semaine où les défenseurs de la zone ont vue les machines débarquées avec des grappes de CRS grimpées dessus, des abatteuses d’arbres etc... le travail de déboisement a commencé...

Ci-dessous deux communiqués le premier appelant au pic-nique de demain dimanche, le second appel des grévistes de la faim qui se retrouvaient ce matin sur la place du Vigan à Albi.

Nous recommandons la lecture du site Repoterre avec les témoignages des violences policières


Voir en ligne : Reporterre

DIMACHE 7 SEPTEMBRE 2014
Tous au grand pique-nique familial

jusqu’à la fin des recours en justice

Invitation à un grand pique-nique familial

Dimanche 7 septembre à partir de 11h sur les bords de la zone humide du Testet

Interventions l’après-midi puis veillée de soutien aux grévistes de la faim [certains entament leur 11 jour de grève de la faim !]
(prévoir tentes et nourriture/eau/lampes...).

Nous appelons les amoureux de la Nature sauvage et de ses espaces de rêveries, les passionnés des petites et des grosses bébêtes, les hommes (et les femmes) qui plantent des arbres et pas ceux qui les coupent dans la forêt de Sivens… Nous appelons toutes celles et ceux…

Qui en ont assez que la FNSEA manifeste pour continuer à épandre des pesticides à côté des écoles, qui veulent que la politique agricole approvisionne en produits de qualité les consommateurs locaux et la restauration collective et non pas à conquérir des parts du marché mondial avec de la malbouffe industrielle à bas prix !

Qui sont en colère quand le gouvernement emprisonne la Confédération Paysanne mobilisée contre la ferme des 1000 vaches et déroule le tapis rouge aux casseurs de la FNSEA …

Qui ne supportent plus que la justice n’ait pas les moyens de juger les projets d’aménagement avant qu’ils ne soient inaugurés, qui refusent la farce des compensations environnementales qui n’ont d’autre efficacité que de justifier la destruction des espaces naturels tout en subventionnant les bureaux d’études des copains…

Nous appelons toutes celles et ceux qui veulent une véritable transition énergétique, qui veulent limiter la menace climatique sans devoir avaler la pilule nucléaire, qui veulent que l’argent public serve d’abord à rendre les gens économes et autonomes en énergie !

Celles et ceux qui se battent contre le rouleau compresseur des projets inutiles et imposés, contre les LGV, les autoroutes absurdes, les mines dans le Limousin, l’Ayrault-Port de Notre-Dame des Landes, l’exploration des gaz de schistes, etc qui détournent l‘argent public des vraies priorités sociales et environnementales.

Qui savent que seule la pénalisation des crimes et délits portant atteinte à la santé publique et à l’environnement et la fin des conflits d’intérêts obligeront les industriels et les élus à respecter l’intérêt général et à cesser leur pression sur les fonctionnaires chargés des contrôles.

Qui en ont marre que les gouvernements de gauche comme de droite ne soutiennent la transition écologique qu’à travers les filières industrielles et centralisées au lieu de développer en priorité les filières locales, créatrices d’emplois durables et non délocalisables.

Bref, nous appelons toutes celles et ceux qui croient que nous devons sortir des fausses solutions politiques du siècle dernier et entrer dans le monde du XXIècle. Celles et ceux qui désirent soutenir une jeunesse engagée et porteuse d’utopies (qui seront les réalités de demain) et qui sont prêts à les protéger concrètement de la répression honteuse qui s’abat sur leurs rêves les plus beaux…

La zone humide du Testet est le reflet de notre avenir, elle est le reflet de notre planète.

Nous sommes au milieu du gué. Lundi et mardi, ils ont coupé les arbustes à la tronçonneuse mais ont épargné les grands arbres jusqu’à l’attaque finale. Les jours suivants, des machines infernales sont arrivées et elles dévastent désormais tout à un rythme industriel, depuis la périphérie vers le centre qui héberge la plus riche, mais aussi la plus fragile, biodiversité.

A ce rythme, lundi prochain, le cœur sera touché et la zone humide disparaitra ensuite en quelques jours. Nous sommes au milieu du gué. Le week-end arrive pour nous laisser le temps de montrer notre nombre et notre détermination ! Lundi matin, soit nous serons là, nous serons unis au-delà de nos différences et nous sauverons définitivement la zone humide et tout son patrimoine exceptionnel. Soit nous restons passifs, nous laisserons la main brutale s’abattre sur les rêves les plus beaux et nous laisserons le champ libre à la dévastation finale !

Nous sommes au milieu du gué et nous n’aurons pas de 2e chance ni de 2e planète…
Collectif TESTET
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SAMEDI 6 SEPTEMBRE A PARTIR DE 11h30,
place du Vigan à ALBI
Déjà 10 jours de grève de la faim !

Certains membres du collectif du Testet pour la sauvegarde de la zone humide du Testet entrent dans leur 11e jour de grève de la faim ce samedi 6 septembre 2014. Voir aussi le communiqué de Gilles Olivet en grève à Vaour.

Leur demande adressée au Conseil Général du Tarn, à son président et à ses 43 conseillers généraux qui ont voté pour la destruction de cette zone humide est pourtant simple : un moratoire du déboisement en cours et un débat public contradictoire sur le projet de barrage.

Ils viendront dire leur indignation et le mépris dont ils sont l’objet par le président du CG81 et la Préfecture du Tarn ce samedi 6 septembre 2014 à 11H30 sur la place du Vigan accompagnés de membres du « comité de soutien aux grévistes ».

Par leur présence, ils pointeront l’irresponsabilité du Conseil Général et de son président, élus d’un peuple qui méprisent et bafouent les règles les plus élémentaires de notreEtat de droit, qui sont d’attendre que la justice se prononce pour démarrer un projet faisant l’objet de 4 recours non encore jugés !

Ne nous y trompons pas : si aucun conseiller général n’a été capable de répondre aux questions répétées et précises du collectif, si le président du conseil général en personne en est incapable, c’est tout simplement soit qu’aucun élu ne maitrise ce dossier, soit que les arguments qui l’étayent sont faussés et deviennent l’alibi grossier d’intérêts privés.

Quoi qu’il en soit l’objectivité, la lucidité, la réserve réfléchie et la concertation qui devrait précéder la réalisation d’un projet aux conséquences irréversibles n’ont eu de place dans ce dossier.
Sur la non maîtrise du dossier, car nous ne pouvons croire à la mauvaise foi d’un président de conseil général, la preuve la plus flagrante est à trouver dans la dernière interview de Thierry Carcenac (la Dépêche du Midi du mercredi 3 septembre 2014) qui avoue ne pas être au courant du dernier recours portant sur l’arrêté de dérogation sur les espèces protégées dont la date d’audience au tribunal de Toulouse a été fixée le 26 septembre soit un mois après son dépôt, alors, que normalement, en situation d’urgence la décision est prise avant 15 jours. C’est proprement inadmissible et scandaleux !

Enfin, le président du CG81 dans cette même interview balaie la question de la demande d’un débat public contradictoire par le collectif du Testet d’un revers de la main, arguant du fait que le collectif souhaite l’abandon du projet et ne veut pas débattre.

Le débat, c’est ce que demande le collectif. Un débat contradictoire éclairé par des arguments précis et fiables.
Cette posture révèle un élu à bout d’argument, qui, au lieu de répondre sur le fond du dossier, s’en tient au faux procès et aux mensonges.

Nous citoyens du collectif passons notre temps à expliquer le fond du dossier à nos concitoyens tarnais et d’ailleurs qui la plupart du temps le découvrent, un travail que le conseil général aurait dû assumer de façon objective vis à vis de ses administrés, les tarnais, et de lui-même.

Où est la démocratie quand ceux-là mêmes qui ont le pouvoir de décider, le font sans débat contradictoire, en méprisant les avis divergents ?
« Est démocratique une société qui se reconnaît divisée, c’est à dire traversée par des contradictions d’intérêts et qui se fixe comme modalité d’associer à parts égales chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage ». P. Ricoeur

Qu’en pensez-vous Mr le Président du CG 81 ? Qu’attendez-vous Mr Le Président du CG81 ? Des blessés graves sur le site du déboisement ? Des citoyens affaiblis et alités par une grève de la faim qui dure ? Où est passée votre humanité ?

Contact presse : Christian Pince (0635968615) Françoise BLANDEL(0602319690)