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Dépêche de l’AFP, où on y apprend que les « indics » sont rémunérés à l’info, de 50 à 10 000 euros. Pour une info concernant un Sans-Papiers, la rémunération est de 50 euros… Dégueulasse.

PARIS - Quelque 1.700 indicateurs de police sont
officiellement recensés dans une base de données
en France et sont rémunérés 50 euros pour la
dénonciation d’un clandestin et 10.000 euros
pour celle d’un trafic de drogue, selon un livre
à paraître mercredi prochain.

Dans Les indics (Editions Flammarion), un
livre sur l’histoire des indicateurs de police,
des douanes et de gendarmerie, l’auteur,
Christophe Cornevin, affirme avoir eu accès au
très secret Service interministériel
d’assistance technique (SIAT).

Implanté à la direction centrale de la police
judiciaire (DCPJ), inconnu du grand public, le
SIAT immatricule l’ensemble des indicateurs -
les « tontons » dans le jargon policier -, comme
il est fait obligation depuis seulement quelques
années.

La banque de données du SIAT, écrit l’auteur,
"abrite 1.700 numéros de code soit autant
d’indics". A côté de cette immatriculation
figurent le nom du « tonton », ses spécialités
ainsi que le service de police qui le traite.

Christophe Cornevin, grand reporter au Figaro,
livre aussi les tarifs des "honorables
correspondants« de la police : 50 euros pour un »tuyau" sur un étranger en situation irrégulière
(ESI), 300 euros pour un atelier clandestin de
confection, entre 5.000 et 10.000 euros pour un
important trafic de stupéfiants.

Il rappelle qu’il y a des tarifs beaucoup plus
élevés pour des affaires de grande envergure, de
terrorisme ou internationales. Il évoque à cet
égard la prime de 100.000 euros offerte pour le
fuyard Yvan Colonna, condamné depuis pour
l’assassinat en 1998 du préfet de Corse, qui n’a
pas été versée, selon lui.

/ AFP