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Dés le premier microgramme de particules fines respiré, on met sa santé en danger. Le mois de janvier a notamment connu des épisodes de pollution aux particules fines atteignant des niveaux de concentration jusqu’à quatre fois supérieur à la valeur limite journalière. 1, 4 millions de franciliens respirent un air qui ne respecte pas la réglementation en terme de particules. On peut estimer que, sur 90% de l’année, la population aura été soumise au quotidien à un niveau de particules fines trop important au regard de ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé.

L’année 2009 s’annonce déjà noire en France en matière de pollution de l’air. Selon les la secrétaire d’État à l’écologie, Chantal Jouanno, « le premier semestre laisse penser que nous devrions enregistrer sur l’année des dépassements en ozone et en particules fines inhalables dans l’air plus nombreux qu’en 2008 ». Le mois de janvier a notamment connu des épisodes de pollutions aux particules fines atteignant des niveaux de concentration jusqu’à quatre fois supérieur à la valeur limite journalière. « Il est urgent d’agir car la pollution s’aggrave », affirme l’adjoint au maire de Paris chargé du développement durable, Denis Baupin. « On peut estimer que , sur 90% de l’année, la population aura été soumise au quotidien à un niveau de particules fines trop important au regard de ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé. »

« Dès le premier microgramme de particules fines respiré, on met sa santé en danger », nous confiait récemment Martin Guespereau, le directeur général de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail ( Afsset). « Le niveau de particules dans l’air n’a pas baissé depuis des années. Or, en s’accumulant au fond des poumons, les particules exposent la population à des risques de cancers à long terme. »

Selon Airparif, un peu plus de 10% des franciliens (soit 1, 4 million de personnes) respirent un air qui ne respecte pas la réglementation en terme de particules. « Les particules fines seront à l’avenir l’un des plus gros problème à gérer en matière de qualité de l’air car elles sont responsables de 30 000 décès prématurés par an et touchent les plus fragiles », souligne Chanta Jouanno à qui sera remis prochainement un rapport sur les populations les plus touchées e,n France, par tranches d’âge.

La secrétaire d’État présentera par ailleurs à la rentrée un plan Particules destiné à réduire les émissions. Principales sources de pollutions visées : la combustion du bois, les émissions industrielles et les transports. « L’un des effets pervers du bonu-malus est d’avoir favorisé l’achat de petites cylindrées diesel qui dégagent certes moins de carbone ( le Co², responsable du réchauffement) mais émettent toujours autant de particules fines », souligne le président d’Écologie sans frontières, Franck Laval.

Sans attendre le plan Particules annoncé pour la rentrée, Denis Baupin a demandé au printemps dernier au préfet de police de Paris de « rendre plus opérantes » les mesures de restrictions contre les émissions de particules. « Nous avons eu une réunion au mois de juin et le préfet est d’accord pour expérimenter, en cas de pic de pollution, le report des poids lourds en transit dans la région, affirme l’élu vert, qui se dit également prêt à imaginer une mesure plus extrême : « la circulation alternée pour les automobilistes roulant au volant d’un véhicule diesel. »

[Source : Le Parisien, 29 juillet 2009]