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Samedi 22 janvier 2011. Pour information, plusieurs personnes sont actuellement en prison pour leur participation aux luttes contre la machine à expulser et pour des actions de solidarité avec les sans-papiers.

• Ainsi, Bruno, déjà incarcéré une 1re fois en 2008 pour avoir transporté des fumigènes à une manifestation devant le centre de rétention de Vincennes où les retenus se mutinaient, a été réincarcére pour les mêmes motifs fin décembre 2 010.

Voir :

http://juralibertaire.over-blog.com/article-quelques-precisions-sur-l-arrestation-de-bruno-manif-a-besan-on-mercredi-19-janvier-64684277.html

• La semaine dernière, ce sont trois personnes, Dan, Olivier et Camille, déjà arrêtées le 15 février 2010 dans le cadre d’une instruction pour des actions de solidarité avec les sans-papiers accusés d’avoir incendié le centre de rétention de Vincennes, qui ont été emprisonnées.

Voir :

http://paris.indymedia.org/spip.php?article5218

• Il y a deux jours, c’est au tour de François d’avoir été raflé au coin d’une rue, mis en examen et incarcéré pour des actions menées dans le cadre de la lutte contre la machine à expulser et pendant le procès de Vincennes.

Voir :

http://paris.indymedia.org/spip.php?article5353

Dans la même intention qui les font placer l’immigration clandestine au 1er rang des fléaux à combattre, multipliant les rencontres internationales pour intensifier la lutte contre ce qui serait selon eux une même menace « l’immigration clandestine et le terrorisme », les Etats européens tendent à transformer les luttes de solidarité avec les sans papiers et contre les politiques de gestion des flux migratoires en « associations de malfaiteurs » ou « bandes organisées » ou autres catégories médiatico-policières telles que « mouvance anarcho-autonome » qui feraient planer des menaces terroristes. On rappelera au passage que lorsqu’on parle de politique d’immigration, ce sont les états et ceux qui votent et décrètent ces lois qui tuent.

Si des milliers de personnes sont mortes, au fond de la mer Méditerranée, du fleuve Evros ou de toute autre mer, dans les déserts et les montagnes c’est parce qu’il y a des frontières, des lois et des décrets administratifs qui les empêchent de circuler librement.

Contre les rafles, les expulsions, l’enfermement, l’exploitation et les politiques de surveillance et de contrôle qui nous oppressent toutes et tous, la lutte et la solidarité doivent continuer !