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PAUL WEM EXPULSÉ AU MÉPRIS DU DROIT !

Publié le 9 janvier 2008

Paul Wem a été expulsé vers le Gabon ce matin alors que le Tribunal administratif de Melun n’avait pas encore statué sur le recours formé la veille contre son APRF (arrêté de reconduite à la frontière). Il s’agit là d’une véritable voie de fait.

Le centre de rétention du Mesnil- Amelot a communiqué à son avocat une note du greffier du Tribunal indiquant qu’il n’y aurait pas d’audience en raison du caractère tardif du recours.

Cette note n’a pas valeur de décision de justice et seul un Juge était habilité à vérifier la notification de l’arrêté, la mention des voies de recours et donc à décider du caractère tardif ou non du recours.

La règle fondamentale selon laquelle le recours contre un APRF a un caractère suspensif a donc été délibérément violée par l’administration qui n’hésite pas à bafouer le droit pour mettre en oeuvre sa politique inhumaine d’expulsions massives.

Une telle action est passible de poursuites pénales car l’obéissance d’un fonctionnaire aux instructions de ses supérieurs hiérarchiques ne lui pemet pas de s’exonérer de sa responsabilité pénale lorsqu’il commet un acte manifestement illégal (art. 122-4 alinéa 2 du Code pénal). Les autorités françaises ont réussi à obtenir un laissez-passer du consulat gabonais sans que Paul WEM leur ait été présenté ce qui a permis son expulsion aujourd’hui à 12h16 alors que sa période de rétention prenait fin à 12h30.

Un tel acharnement s’explique simplement par le fait que Paul WEM avait entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de vie au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

La répression s’abat ainsi sur un des porte-paroles du mouvement des sanspapiers parqués dans les centres de rétention, coupable seulement d’avoir voulu exercer les droits fondamentaux qui sont ceux de chaque être humain : liberté d’expression, de communication, de réunion et d’association.

[Source : RESF]

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Nous nous sommes rassemblés à plus de 150 personnes le 6 Mars 2010 à Nîmes. Ce rassemblement est de loin le plus important, organisé par des migrants depuis plus de 25 ans. Nous étions des migrants de différentes origines avec ou sans papiers avec nos amis français engagés dans la lutte pour le respect des droits des migrants et leurs familles. J’y bosse, j’y vis, j’y reste…je ne partirai pas Ce fort rassemblement, l’élan de solidarité qui s’est exprimé tout au long de la semaine d’avant avec le (...)
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La file d’attente de la Honte : « inhumain et dégradant »

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« Bobigny c’est un autre pays, ce n’est pas comme à Paris où l’on reçoit une convocation et où l’on passe assez rapidement. Ici même si on est convoqué à onze heures du matin, il faut être là dés le premier métro pour être sûr d’avoir un ticket ! Sinon il faut revenir le lendemain et rater une deuxième journée de travail. C’est comme ça depuis des années, c’est la préfecture la plus dure. » Pour retirer un formulaire de régularisation, pour venir chercher sa carte de séjours ou un récépissé ou pour un simple (...)
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Numéro 19

9 janvier 2008

Comme des chiens !

« On nous traite comme des chiens ». « On n’est pas des chiens ». Une expression qui revient sans cesse dans la bouche des sans-papiers pour décrire la situation de traque actuelle dans notre pays, et qui est mise en avant pour argumenter les grèves de la faim qui éclatent depuis fin décembre dans les centres de rétention.



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L'info au Quotidien

Les Dernières Infos

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- Les cinq associations présentes dans les centres de rétention administrative dénoncent unanimement le projet de loi sur l’immigration
- Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité
- La campagne raciste de l’Élysée

Communiqués

- Appel à la manifestation anniversaire de Saint-Bernard
- ORGANISONS PARTOUT DES COLLECTIFS CONTRE LA XÉNOPHOBIE !
- Contre la xénophobie d’État
- La sénatrice Verte, Alima Boumediene-Thiery a effectué une visite parlementaire au C.R.A du Mesnil-Amelot, ce lundi 5 Juillet 2010

Témoignages

- Témoignage sur le déroulement du charter Frontex du 10 mars vers le Nigéria
- « LES GENS ÉTAIENT TRAINÉS COMME DES CADAVRES »
- Prison pour étrangers de Plaisir. Jeudi 15 avril
- « 95% des gens sont comme des zombis. C’est normal ça ? »

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