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Le 18 Août de 2009, 160 mineurs non accompagnés détenus dans Pagani centre de détention ont entamé une grève de la faim pour exiger leur libération immédiate.

Tous sont détenus dans une seule pièce, où ils partagent une toilette, beaucoup ont besoin de dormir sur le sol en raison du manque de lits.

50 d’entre eux ont été détenus pendant plus de 2 mois, les autres sont à Pagani depuis plusieurs semaines déjà. La détention des mineurs est illégal en vertu du droit grec.


Voir en ligne : lesvos09.antira.info

Le message des enfants grévistes de la faim :

"Nous éprouvons les pires difficultés dans cette pire prison, depuis plus de trois mois, dans une situation exécrable, sans d’autre aide que la vôtre.

Nous sommes plus de 1.000 prisonniers, des femmes, des hommes, ainsi que beaucoup d’enfants.

S’il vous plaît faites ce que vous pouvez.

Nous attendons beaucoup de vous, nous avons droit à notre liberté ainsi qu’au respect de nos droits.

Merci.

Les enfants prisonniers."

Des images :

Des photos


Des nouvelles dispositions ont été adoptées en juillet en matière d’immigration en Grèce :

- un immigré clandestin peut faire l’objet d’une détention administrative de 6 à 12 mois (si refus de l’étranger à collaborer pour procéder à son éloignement ou retard dans l’obtention des documents nécessaires)

- il est considéré comme une menace à l’ordre public ou la sécurité, s’il est simplement poursuivi d’une infraction punie d’une peine d’au moins de 3 mois de prison

- le principe de présomption d’innocence est bafoué puisque les simples poursuites (y compris pour simple délit ou contravention) suffisent pour considérer l’étranger comme une menace à l’ordre public. Les députés d’opposition relèvent que cet article serait contraire à la constitution grecque et à l’article 6 § 2 de la CEDH.

- à savoir que les autorités qui peuvent décider de l’expulsion administrative et de la détention des étrangers sont les mêmes : le Commissaire de Police ou un officier supérieur nommé par Commissaire Général de Police.

- le fait d’héberger un sans papiers devient une infraction punie d’une peine de prison jusqu’à 10 ans et d’une amende de 10.000 à 30.000€ pour chaque personne hébergée.