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Numéro 18

En cette douce fin d’année, la chasse aux sans-papiers se déchaîne. Pour respecter les objectifs hystériques de la
“politique du chiffre”, la police et la gendarmerie arrêtent à tour de bras, et enferment dans les centres de rétention
des victimes de la chasse au faciès – souvent en dépit de toute légalité, et en faisant fi toujours du sens humain
le plus élémentaire. Trop c’est trop.

À Roissy, à Vincennes, et ailleurs, le mouvement de révolte des sans-papiers se
répend comme une traînée de poudre. Tout aura commencé lorsque Abou N’Dianor, un professeur de mathématiques
sénégalais de la région d’Orléans, se retrouvant au Mesnil-Amelot, menacé d’expulsion immédiate en dépit de
son évidente “utilité sociale”, aura regardé ses compagnons d’infortune et compris qu’ils étaient tous victimes,
comme lui, d’une mécanique délirante et cruelle.



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