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Certains lycéens ont a nouveau défilé dans la rue contre la réforme des retraites, et dressé des barricades devant les portes de leurs établissement, lundi 18 octobre. Selon le ministère de l’éducation, 261 lycées étaient « perturbés à des degrés divers » tandis que l’UNL, premier syndicat lycéen, a fait état de 850 lycées mobilisés, dont 550 bloqués.

LEMONDE.FR avec AFP | 18.10.10 | 12h58 • Mis à jour le 18.10.10 | 18h20

Un peu partout en France, et plus spécifiquement en Ile-de-France et à Lyon, blocages et défilés ont parfois tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. En marge des lycéens, plusieurs groupes de casseurs s’en sont pris aux établissements et au mobilier urbain, avec une violence inédite depuis le début du mouvement. Le ministère de l’intérieur a annoncé que 196 personnes avaient été interpellées à la mi-journée, contre 151 vendredi : un bilan qui devrait être revu à la hausse en fin de journée.

VIOLENCES À NANTERRE

À Paris, à l’appel de l’Union nationale lycéenne, une centaine de lycéens se sont rassemblés en milieu d’après-midi devant l’Hôtel de Ville et ont bloqué la rue de Rivoli pendant un peu moins d’une heure, « dans le calme et sans dégâts », selon le syndicat.

À l’inverse, les lycéens du Val-de-Marne et du nord de Paris, qui ont convergé sur l’avenue des Champs-Elysées, ont connu des rassemblements plus mouvementés. Après avoir bloqué l’avenue pendant une quinzaine de minutes, ils ont été évacués vers le métro par les CRS. Ils se sont finalement rendus à Bastille où, selon Le Parisien, ils ont été chargés par les forces de l’ordre. En fin d’après-midi, indique le journal, les lycéens perturbateurs étaient emmenés au commissariat.

À Nanterre, devant le lycée Joliot-Curie, les incidents ont commencé en début de matinée alors que 300 élèves environ bloquaient le lycée Joliot-Curie (voir vidéo ci-dessous). Des parents et des élus se sont d’abord interposés entre les élèves, les perturbateurs et les forces de l’ordre.

Mais des pots de yaourt vides et des pierres ont été jetés sur la police, notamment par des jeunes cagoulés. L’avenue passant devant le lycée a été coupée à la circulation et le secteur a été le théâtre toute la matinée de scènes de vandalisme. Des voitures ont été renversées et incendiées sur la chaussée tandis qu’un camion de pompiers a été la cible de jets de pierre avant que les forces de l’ordre l’escortent.

Incidents devant le lycée Joliot-Curie à Nanterre (Hauts-de-Seine)

Tout le mobilier urbain alentour – des Abribus, des cabines téléphoniques – a été détruit. Les débris ont été utilisés par des jeunes comme projectiles sur des policiers et gendarmes. Les forces de l’ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des tirs de Flash-Ball. Au moins un lycéen a été interpellé. Les incidents se sont terminés aux alentours de midi, et le calme est revenu en début d’après-midi.

DES AFFRONTEMENTS EN ÎLE-DE-FRANCE

En Ile-de-France, des incidents se sont également produits, principalement aux alentours d’une « dizaine d’établissements » du Val-de-Marne, selon une source policière. Les forces de l’ordre ont été la cible de projectiles. A Lagny-sur-Marne, un policier a été blessé par des jets de pierre et des cocktails Molotov ont été lancés en direction des forces de l’ordre devant un lycée professionnel de Combes-la-Ville, lors d’un rassemblement de lycéens.

À Sartrouville (Yvelines), le lycée Evariste-Galois a été le théâtre d’affrontements entre élèves de différents quartiers. Alors que le lycée était bloqué, des élèves d’autres établissements de la ville sont venus et s’en sont pris aux bloqueurs. Ils sont ensuite entrés dans l’établissement et ont brisé des fenêtres, jeté des pierres et brûlé des poubelles. Selon un internaute du Monde.fr qui nous a signalé cette information, un élève du lycée Evariste-Galois aurait été transporté à l’hôpital. Un membre des personnels de l’établissement n’a pas confirmé cette information mais indique que plusieurs élèves ont été victimes de coups.

[Source : lemonde.fr]