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Faisons un peu d’arithmétique. D’après les chiffres donnés par les raffineries, la grève coûte en moyenne 100€ par jour à chacun des 500 grévistes d’une raffinerie soit environ 600 000€ par jour pour les 12 raffineries (bien moins si le terminal de Fos/mer réentre dans le mouvement). Si chaque français qui approuve le blocage donne chacun 2€ un blocage total de 3 mois est assuré.

Chers concitoyens,

Alors que d’après un sondage « BVA / La Matinale de Canal + » du 20-21 octobre, 46% des sondés approuvait le blocage des raffineries ;

Alors que ce pourcentage était en forte augmentation malgré l’approche de la pénurie. (+4% par rapport au sondage Viavoice/Libération du 14-15 octobre) ;

Alors que le syndicat socialiste belge Setca bloquait à partir de mardi 26 octobre deux dépôts pétroliers dans l’ouest de la Belgique, par « solidarité » avec les grévistes français qui s’opposent à la réforme des retraites...

Il a suffit d’une semaine, une toute petite semaine, pour que l’ensemble des raffineries et le terminal pétrolier de Fos/mer suspendent le mouvement.

Je dis à dessein « suspendent » car lisez ce qui se disait à la raffinerie de Feyzin au moment de la reprise du travail.

« Aujourd’hui, en assemblée générale, nous avons demandé au personnel de reprendre le travail », a indiqué à l’AFP David Faure, secrétaire CFDT du comité d’entreprise. Selon lui, les salariés de Feyzin « ont compris qu’ils ne pouvaient lutter seuls contre le reste du monde, mais sont prêts à repartir dans les prochaines semaines si un mouvement doit redémarrer ».

Et Audrey Garric du Monde d’enfoncer le clou.

Forts de leur nouvelle solidarité, les salariés ne comptent pas baisser les bras, malgré la reprise du travail. « On a perdu une bataille mais pas la guerre. Les Français ont définitivement rejeté le modèle de société que l’on tente de nous imposer. Nicolas Sarkozy et Eric Woerth sont morts politiquement », estime Hakim Bellouz, délégué CFDT. Reste à savoir quand et comment se poursuivra le conflit contre la réforme des retraites et la politique du gouvernement. Pour David Faure, secrétaire CFDT du comité d’entreprise, « les gens n’attendent qu’un signe des organisations syndicales pour descendre dans la rue. La prochaine étape, c’est la grève générale. Et à ce moment-là, la réponse des salariés sera violente. »

Mais pourquoi donc ces raffineries ont-elles interrompu le mouvement ? Ont-elles obtenu satisfaction ? Non. Ont-elles obtenu le paiement des jours de grèves ? Pas toutes. Alors pourquoi ? Par lassitude et par fatigue ? Bien sûr. Mais aussi par manque de soutien visible et surtout financier (le nerf de la guerre) des 46% qui approuvent leur grève.

Faisons un peu d’arithmétique. D’après les chiffres donnés par les raffineries, la grève coûte en moyenne 100€ par jour à chacun des 500 grévistes d’une raffinerie soit environ 600 000€ par jour pour les 12 raffineries (bien moins si le terminal de Fos/mer réentre dans le mouvement). Si chaque français qui approuve le blocage donne chacun 2€ un blocage total de 3 mois est assuré.

Alors pourquoi messieurs Chérèque, Thibault, Mailly n’appelez-vous pas publiquement inlassablement, urbi et ordi à suspendre ces manifestations saute-moutons et à alimenter les caisses de grèves des raffineries ? Avez-vous peur d’être débordé par votre base, par d’autres syndicats, par Mélenchon ou Besancenot ? Qui d’autres ? Eric Cantona ?

Ne sentez-vous pas derrière cette résignation due à notre apparente impuissance, monter notre écœurement, notre ras-le-bol général à l’encontre d’un pouvoir politico-financier arrogant, corrompu, injuste et barbare ?

Tôt ou tard la base nous dépassera. Pour nous, pour nos organisations respectives, ne soyons pas à la traîne. Comme le dit l’excellent mais néanmoins précaire journaliste Olivier Bonnet (www.plumedepresse.net) dans « La risée du monde, vraiment ? Non, l’espoir des peuples ! » l’Europe nous regarde et nous jugera.

Alors en ce funeste soir du 29 octobre 2010, comme disait l’autre : « On a perdu une bataille mais pas la guerre. » (la guerre des classes si chère à Warren Buffet)

Les sourires arrogants des Parisot, Sarkozy, Woerth, Pernault, Pujadas doivent changer de camp.

Montrons au pauvre con (pour éviter les ennuis je parle ici du retraité insulté par le sarkométrique président des riches) qu’ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE.

Nous France d’en bas, ne laissons pas une bande de gorets voraces, cupides, barbares, bêtes et méchants voler notre liberté et celle de nos enfants.

Ne nous résignons pas, les portes de la victoire nous sont grandes ouvertes., tant le pouvoir est affaibli et la souffrance grande.

Syndicaliste inconnu, en grève reconductible depuis le 12 octobre.

[Source : havredegreve.org]