Nous suivre :



Dossiers :
 
Articles :

Alors que le mois de juin arrive, l’année universitaire touche à sa fin. Le mouvement des enseignants-chercheurs, des BIATOSS et des étudiants semble, lui aussi, s’arrêter net devant le chantage aux examens.

De nombreuses solutions ne pénalisant pas les étudiants avaient été avancées dans différentes assemblées générales : validation automatique sans examen, 10 comme note planché, bibliographie, un examen oral, etc. Mais à Paris 1 Panthéon-Sorbonne les examens se tiendront normalement. UFR de philosophie, pas de cours dans certains modules, des examens dans deux semaines…

Les profs avaient pourtant voté la non-tenue des examens (voir ci-dessous). L’administration, elle ne l’a pas vu de cet œil, sous la pression, semble-t-il, de Valérie Pécresse. À Paris 4 Paris-Sorbonne, la durée des cours a été allongée et les examens retardés (voir ci-dessous). Requiem pour un mouvement, semble-t-il, mort-né…

  Communiqué du 24/05/09 sur la reprise des cours en Sorbonne

Capitulation des profs et de Molinié

Mardi dernier, l’Assemblée Générale de la Sorbonne a voté la reprise des cours (sous le terme cache-sexe d’« activités pédagogiques ») et leur prolongation jusqu’à la mi-juin. Pour nous, cette décision est tout à fait regrettable. Il s’agit d’une capitulation devant le chantage aux examens exercé par les administrations. La motion votée assure qu’aucun-e étudiant-e ne sera pénalisé-e, mais que faire des étudiant-e-s salarié-e-s, qui commencent à travailler dès le mois de juin ? Bien qu’on nous assure que le contenu pédagogique enseigné plus ou moins formellement pendant la grève ne sera pas pris en compte, on sait très bien que les étudiant-e-s qui n’ont pu y assister seront tout de même pénalisé-e-s.

Capitulation aussi de Mr Molinié, président de l’Université Paris IV, qui après avoir été menacé publiquement par Valérie Pécresse d’être démis de ses fonctions, a fait machine arrière et a lâché le mouvement. Lui qui, pendant des mois, s’est gargarisé d’être à la pointe de la mobilisation, a préféré sauver son poste. La FSE le dit depuis le début : tous les président-e-s d’universités et d’UFR sont avant tout des relais de la politique d’Etat dans les facs. Ils lui sont soumis et leur solidarité avec les étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels mobilisé-e-s a les limites que leur impose leur fonction de gestionnaire du système.

C’est également la faillite de la « grève active », concept fumeux par lequel nos enseignant-e-s prétendaient à la fois faire grève et assurer un déroulement quasi-normal de l’année universitaire. En refusant la grève dure, ils/elles ont refusé de s’opposer frontalement au gouvernement. La cessation totale des cours dès les débuts du mouvement aurait été autrement plus efficace pour la satisfaction des revendications. Mais au final, tout sera rentré dans l’ordre, avec des examens en bonne et due forme.

La FSE Paris, jusqu’au bout, sera vigilante et se placera aux côtés des étudiant-e-s, notamment ceux/celles pénalisé-e-s par leur origine sociale ou leur engagement militant, qui refusent de payer les pots cassés du mouvement universitaire. Elle veillera à ce que les représentant-e-s étudiant-e-s dans les diverses réunions et commissions paritaires soient élu-e-s et révocables de manière démocratique en Assemblée Générale et qu’ils/elles puissent imposer les revendications légitime des étudiant-e-s.

Etudiant-e-s, ne comptons que sur nous même pour mener à bien nos luttes, et imposer ce dont nous avons besoin !

http://fse-p1-p4.eklablog.com/


  L’UFR de Philo de Paris 1 refuse la tenue des examens

Les enseignants et étudiants de l’UFR 10 (philosophie) de Paris 1 Panthéon-Sorbonne réunis en assemblée générale ce mardi 5 mai :
1. refusent la tenue des examens jusqu’à satisfaction des revendications
(12 contre, 4 abs, 14 NPPV, 163 pour)
2. affirment qu’il est hors de question que les étudiants soient pénalisés par la non-tenue des examens, et que toutes les mesures seront prises à cet effet (2 contre, 14 abs, 5 NPPV, 172 pour)

Rappel : l’AG des enseignants de l’UFR (mardi 28 avril) a voté la poursuite de la grève (4 abs, 1 NPPV, 31 pour).


  Examens perturbés à l’Université Paris 12 !

Face au mépris persistant du gouvernement et au passage en force des décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le Conseil national des universités et sur le contrat doctoral :

- un certain nombre d’enseignants mobilisés de la Faculté de langues, lettres et sciences humaines, et de la Faculté de sciences et technologie de l’Université Paris 12 ont décidé, conformément à l’appel de la 9e Coordination nationale des universités, de surseoir à la tenue des examens qui devaient débuter aujourd’hui, lundi 4 mai 2009 ;

- d’autres enseignants ont décidé de retenir les notes d’examens malgré les pressions exercées au niveau local et national pour les en dissuader ;

- au-delà de la diversité des moyens d’action, de nombreux autres collègues qui ont décidé de tenir leurs examens, restent mobilisés contre les décrets déjà promulgués et contre les autres réformes en cours.

Les enseignants mobilisés de Paris 12
Créteil, le 04 mai 2009


  Examens « hors les murs »

(Paris, vendredi 15/05/09)

Points de vue et débats

La coordination Histoire de Paris 1 appelle à les enseignant-es et convie les étudiant-es de Paris 1 et d’ailleurs à venir passer leurs examens afin de mettre à profit l’esprit critique enseigné lors de ce semestre.
Vendredi 15 mai à 10h devant le Panthéon.
Nous nous déplacerons ailleurs afin de pouvoir faire passer les examens dans des conditions plus originales.

Nous vous demandons de venir équipés d’un stylo et de votre esprit critique [encore] nécessaire à toute composition universitaire. Le sujet sera communiqué sur place. Les copies seront remises aux journalistes présents.