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• Rdv dimanche à 15h pour la réunion de la Clinique en exil, marché Croix de Chavaux

• Manifestation lundi 13 juillet à 18h, rdv à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus, m° Croix de chavaux


Voir en ligne : www.cip-idf.org

Mercredi 8 juillet à 6H du matin, la police et le Raid ont procédé à l’expulsion de la Clinique occupée, 42 boulevard de Chanzy à Montreuil, un immeuble vide situé place du marché qui, depuis janvier 2009, avait été investi par de nouveaux habitants et accueillait de nombreuses activités collectives, ouvertes à la population, ciné club, radio de rue, cantine, et permanence pour rompre l’isolement des ayant droit face aux institutions sociales et s’organiser sur les problèmes de logement.

Le soir du 8 juillet, une cantine de rue et un rassemblement contre cette expulsion étaient organisés rue du capitaine Dreyfus. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la Clinique, allumant des feux d’artifice avant de dialoguer avec les 3 vigiles chargés de garder l’immeuble expulsé. Lors de l’arrivée des forces de l’ordre, celles-ci ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, un participant à la coordination des intermittents et précaires a été atteint à un œil par l’un de ces tirs. Il est actuellement hospitalisé et a été opéré. Il a perdu un oeil.

Au moins trois personnes sont depuis maintenues en garde à vue. Nous exigeons leur libération immédiate et l’abandon de toutes poursuites éventuelles à leur encontre.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de ces armes dans le maintien de l’ordre. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas d’un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et d’un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.

La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien : assurée de son immunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive en ignorant délibérément les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte » , et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs à la tête).

Comment la presse, les responsables politiques, les porte parole policiers peuvent-ils encore s’étonner, lorsque le maintien de l’ordre social s’attaque brutalement aux pauvres, aux précaires et aux contestataires de toutes sortes et que ses agents haussent le tir en visant les têtes, que ceux qui sont en butte à ces tirs policiers envisagent, et parfois décident, d’utiliser eux aussi des armes à feu ?

Le débat public s’est récemment fait l’écho de l’énorme multiplication des mises en garde-à-vue comme des procédures pour « outrages, rébellion, violences à l’encontre d’agents dépositaires de la force publique ». Une autre face de l’activité policière est maintenant clairement mise en lumière : pour terroriser les anormaux, les opposants, pour dissuader toute insoumission, on tire à la tête.

Nous ne l’acceptons pas et appelons à s’opposer partout à cette nouvelle surenchère de la violence policière


Communiqué de la Coordination des intermittents et précaires