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Samedi 4 avril, de dix heures à 13 heures, à l’appel de la coordination des sans-papiers du 93, de l’APEIS, de Droit Devant ! et du Comité des sans-logis un rassemblement a eu lieu devant le consulat d’Algérie. Profitant des élections présidentielles algériennes, les sans-papiers et sans-papières algérien(ne)s sont sortis de l’ombre afin d’interpeller aussi bien le gouvernement algérien que français sur leur situation difficile et inacceptable. Mercredi 8 avril, Ils nous invitent à un Forum-débat-spectacle-film, à la Bourse du travail de Saint-Denis, 11, rue Genin à partir de 17 heures 30.

A l’approche des élections présidentielles algériennes du 9 avril, les sans-papiers algériens se mobilisent. Dans le cadre très étroit des régularisations - article 40 de la loi Hotefeux ainsi que la circulaire portant sur les « secteur en tension »- les algériens se trouvent injustement exclus.

La raison de cette discrimination repose sur l’interprétation arbitraire faite par l’Etat français quant à l’accord bilatéral franco-algérien de 1968, modifié en 1995 et 2001.

Face à cette injustice, condamnée par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) le 15 septembre 2008, des centaines de ces sans-papiers algérien(ne)s, soutenus par Droits devant !!, le Comité des Sans-Logis (CDSL), la Coordination 93 des sans-papiers, Mgr Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, ont décidé de s’unir et de se mobiliser pour que cessent les expulsions et qu’ils soient régularisés.

Concernant ces deux revendications, ceux-ci ont transmis en juin 2008 une lettre ouverte à M. Bouteflika, Président de la République Algérienne, ont été reçu par le Consulat Général à Paris, par le Directeur du Centre Culturel algérien, par l’ambassade d’Algérie en France et par la Préfecture. Lors de ces rencontres, ils ont rappelé combien cette discrimination était intolérable au regard des parents et grands-parents de ces sans-papiers, morts par milliers sous les drapeaux français ou qui ont reconstruit, à vil prix, la France de l’après guerre.

Ils exigent :

- Que le Gouvernement français respecte l’égalité de traitement entre les travailleur(e)s sans-papiers et régularise les Algérien(ne)s au même titre que leurs autres immigrés.

- Que les 18 Consulats d’Algérie en France cessent de délivrer à la police française les laissez-passer provoquant l’expulsion des sans-papiers algériens, synonyme de violence, d’humiliation et de spoliation.

- Que, à la veille des élections du 9 avril en Algérie, le Gouvernement algérien, qui a les moyens économique et politique, refuse cette discrimination colonialiste et exige du Gouvernement français la régularisation de ses dizaines de milliers de compatriotes vivant et travaillant en France depuis des années.

A l’occasion de l’ouverture du vote en France pour les élections présidentielles algériennes ils se sont rassemblés samedi 4 avril de dix heures à 13 heures devant le Consulat de l’Algérie à Paris, et de 14 heures à 16 heures devant le consulat d’Algérie à Bobigny.

Mercredi 8 avril Forum-debat-concert-projection :

A partir de 17 heures 30, le CSP 93, l’APEIS, Droit Devant ! et le Comité des san-logis organiseront un grand forum-débat. Il y aura la projection du film de Medhi Lallaoui : « Retour sur l’île Seguin » et un concert du Chanteur Baaziz, du groupes Telleli et de la musique raï.

Les femmes de la CSP 93 :

A ce rassemblement le QSP a rencontré les femmes de la coordination 93 qui constituent désormais un groupe : « Femmes, de sortir de l’ombre pour vivre libre ». Samedi 25 avril, elles se réuniront à la Bourse du travail de Saint-Denis. [Metro Porte de Paris-ligne 13]
Très prochainement en ligne sur le QSP leurs témoignages audio...

[sources : Zpajol/QSP]