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Hier mercredi 26 octobre, La voix des Rroms et le collectif de la Baraka dont elle fait partie avaient appelé à une rencontre avec les sinistrés du 163 Rue des Pyrénées afin d’organiser la solidarité exprimée par de nombreuses personnes depuis l’incendie qui a détruit leurs habitations et dans lequel Ion Salgean, un homme de 55 ans, a péri. Une centaine de personnes étaient au rendez-vous, mais pas les sinistrés, à l’exception de deux familles hébergées pour quelques nuits dans un hôtel à deux pas du lieu du rendez-vous. En effet, dispersées sur plusieurs centres d’hébergement soumis à des règles strictes concernant l’heure d’entrée et de sortie, ceux des sinistrés ayant pu être avertis du rendez-vous n’ont pas pu s’y rendre. Connaissant les sinistrés depuis des années, La voix des Rroms et le collectif de la Baraka, né à l’occasion de la réquisition citoyenne du bâtiment de la Rue des Pyrénées souhaitaient tout simplement poursuivre le travail d’accompagnement et, dans les circonstances nouvelles, de relogement effectif et durable. La demande d’un rendez-vous avec la mairie a été rejetée par cette brève déclaration de M. Sébastien Roy, qui après lecture s’est dérobé rapidement et n’a pas voulu discuter :

“Bonsoir, je suis Sebastien Roy, le directeur de cabinet de Frédérique Calandra, j’ai une brève déclaration à vous lire.

Il n’y a pas lieu de recevoir une délégation constituée de personnes dont on ne connait pas la légitimité, dans la mesure où chaque sinistré a été reçu individuellement en mairie le soir même du sinistre en présence d’un éducateur de l’association « Harissa Sauce Blanche ».

Ces mêmes sinistrés sont suivis actuellement individuellement par le service social départemental de la ville de Paris et l’association « Emmaüs Coup de main » mandatée par la ville.”

La demande d’entretien avait été faite au nom de La voix des Rroms et de “Harissa sauce blanche”, toutes deux membres du collectif de la Baraka. Ce collectif avait été reçu à la mairie du 20e arrondissement, qui était bien au courant du rôle qu’il jouait. La mauvaise foi de la mairie du 20e arrondissement est déconcertante. Les déclarations mensongères que Mme. Calandra a fait au journal Métro, visant à discréditer le travail des bénévoles associatifs sont d’autant plus une honte que leur but final est de faire disparaître les sinistrés une fois les nuitées d’hôtel terminées. Ceci en les dispersant dans différents lieux mais aussi en les coupant des associations et individus qui se battent à leurs côtés pour la justice et leur droit de vivre dans la dignité. L’exclusivité donnée à “Emmaüs Coup de main”, qui propose aussi “l’aide au retour volontaire” en Roumanie le prouve.

Nous étions présents depuis le début pour aider cette centaine de personnes à vivre dans la dignité. Nous étions présents le soir de l’incendie et avons servi d’interprètes, de médiateurs, y compris pour faire la liste des personnes à héberger. Notre dernière tentative d’appeler à la raison Mme Calandra (voir ci-dessous) a échoué, mais l’absence de responsabilité d’élus ne nous arrêtera dans notre quête de justice sociale, bien au contraire.

La voix des Rroms