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Ne manquez pas la millième heure de la ronde infinie des obstinés qui marchent jour et nuit devant l’Hôtel de Ville de Paris... Ce sera dans la nuit de dimanche à lundi.

Mille heures ! Combien de pas ? Combien d’obstinés ? Combien de regards échangés et de paroles délivrées ? Nul n’a compté. Cette ronde n’additionne pas, elle ne met pas en condition les personnes et les savoirs. Elle témoigne d’une obstination : de notre refus envers les logiques marchandes qui tendent à recouvrir toute la société.

Cette ronde dit notre détermination face à un gouvernement qui refuse de voir et d’entendre ce que nous faisons et ce que nous disons.

Cette ronde témoigne de notre refus de voir le monde être à l’image de la violence des gouvernants, qui n’ont pour seule logique que celle de la rentabilité et du profit.

Cette ronde affirme que l’éducation est une pierre angulaire de la démocratie, qu’elle ne peut se référer qu’aux valeurs d’égalité des chances et de liberté de penser. Cette ronde est une démonstration vivante de la collégialité sur laquelle est fondée l’université.

Cette ronde atteste que la contradiction des savoirs et l’incertitude de la recherche sont opposées à l’idée même de marché, de mise en concurrence des personnes, de gestion autoritaire de l’université. Cette ronde certifie que l’université n’est rien sans la communauté dont elle est issue et qu’elle ne peut mener à bien sa mission sans la contribution de tous, enseignants, étudiants et personnels Biatoss.

Cette ronde accuse tous ceux qui veulent soumettre l’autonomie pédagogique de l’université aux lois du marché de contribuer à la destruction du service public de l’enseignement.

Cette ronde, dans ses nuits et ses jours, nous a appris que l’obstination est une belle qualité. Elle nous a engagés dans une lutte dont nous savons qu’elle sera longue. Nous y sommes prêts, aucun gouvernement ne pourra attaquer les valeurs essentielles qui fondent l’université sans se heurter aux obstinés. Cette ronde nous a appris à penser ensemble, à réfléchir dans l’action et à agir dans la pensée, à inventer des nouvelles formes de lutte, pour demain.

Déjà la mille et unième heure !

Mille et une heures qui porteront en elles toute cette expérience propre à faire vivre une université démocratique et populaire.

Mille et une heures qui nous feront plus forts encore pour combattre ce pouvoir qui nous méprise.

Mille et une heures qui seront celles de la résistance obstinée et infinie à tous les projets anti-démocratiques que les gouvernants veulent imposer dans toute l’Europe aux universités et à la société.

Nous invitons du dimanche 3 mai midi au lundi 4 mai midi tous ceux qui souhaitent participer par solidarité à notre obstination. De nombreux artistes ont déjà répondu à notre appel. Pour partager notre refus, il y aura des mots, de la musique, des gestes…. Cela ne sera pas une fête, mais l’intensification d’une action qui annonce celles à venir.

[Source : http://www.sauvonsluniversite.com]