Fin de rétention

Mercy Oviasuyi n’a pas été expulsée !


Publié le: 3 septembre 2007

A lire aussi

3 septembre 2007 - 1940-2007
Jeudi 2 août, bus n°15, je rentre chez moi : quartier Haut de Massane. Devant mes cheveux blancs, un jeune homme me cède sa place. Je le remercie. Il me sourit. Cours Gambetta : contrôle des tickets…ah non, je me suis trompée, ce sont des policiers : (...)

3 septembre 2007 - Menaces du Préfet
C’est depuis le 21 avril que 506 sans-papiers occupent par roulement l’église Saint-Paul de Massy. Une délégation les représentant a été reçue vendredi par le préfet de l’Essonne, Gérard Moisselin. Dans un communiqué diffusé après cette réunion, ce dernier (...)

3 septembre 2007 - Aide juridictionnelle
Pour obtenir l’aide juridictionnelle, tous les renseignements nécessaires peuvent être trouvés en cinq points sur le site Service-public.fr : http://vosdroits.service-public.fr/...


Tirée de son lit, au centre de rétention de Oissel, où elle avait été ramenée après l’échec d’une première tentative d’expulsion [Voir QSP N°5], ce matin du 31 août, au petit jour, des policiers l’ont emmenée à Roissy où elle devait être “mise” au vol Air France de 10h25 à destination de Lagos.

Vers 13h, par une personne de la Croix Rouge a contacté RESF, pour dire que Mercy avait dû être hospitalisée puis prise en charge par une de leurs antennes à la suite d’un grave malaise. Alors qu’elle avait été enfermée dans un local de l’aéroport de Roissy, en attente de son embarquement Mercy, gravement affectée par cette situation qu’elle venait déjà de vivre quelques jours auparavant, a fait un malaise dont la gravité a contraint les fonctionnaires de police à faire appel aux services médicaux. Après qu’elle ait reçu des soins dans un hôpital puis été ramenée à l’aéroport, un arrêté de fin de rétention administrative est arrivé de la préfecture de l’Eure ! Les fonctionnaires de police l’ont confiée aux soins d’une antenne de la croix rouge avant de s’en aller.

Hier dans la soirée, les militants de RESF la retrouvait, heureuse de se retrouver libre après un mois de rétention…

La personne qui est allée la chercher à l’antenne de la Croix Rouge de l’aéroport de Roissy, a appris qu’elle avait été confiée à leurs services, vêtue d’une simple chemise de nuit déchirée. Mercy, de désespoir, avait lacéré le seul vêtement qu’elle portait depuis son départ du centre de rétention de Oissel ! Il faut savoir que les personnes qui doivent être expulsées n’ont pas le temps de s’habiller décemment... Ainsi, Samuel, Arménien expulsé le mois dernier était-il parti torse nu et en chaussons...

(Source : RESF)