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Huit policiers ont été blessés samedi, dont deux ont dû être hospitalisés, et quinze personnes ont été interpellées lors de la manifestation à Paris contre les lois antiterroristes et en soutien aux mis en examen dans l’enquête sur les dégradations de lignes TGV, a indiqué la préfecture de police. Ça a chauffé aux abords de la Santé, où Julien Coupat est enfermé depuis deux mois et demi maintenant.

Lors de cette manifestation entre la place Edmond Rostand (VIe) et la place Denfert-Rochereau (XIVe), qui a réuni 1.200 personnes environ se trouvaient parmi les manifestants « des anarchistes et anarcho-autonomes » qui, sur le parcours ont procédé à des « tirs de fusées », à des jets de « projectiles divers ainsi que de fumigènes » visant les forces de l’ordre, a précisé la préfecture de police à l’AFP.

Ces échauffourées ont occasionné huit blessés dans les rangs des forces de l’ordre, dont deux ont dû être hospitalisés.

Les policiers ont procédé à quinze interpellations « en flagrant délit », selon la police, pour tir de fusées, outrage à agents de la force publique ou détention de produits stupéfiants...

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « police partout, justice nulle part ! », « libérez Coupat (soupçonné d’être le chef du groupe à l’origine des dégradations NDLR), enfermez (la ministre de l’Intérieur Michèle, NDLR) Alliot-Marie ! » ou « c’est l’Etat les terroristes ! ».

Beaucoup d’entre eux portaient des masques blancs avec l’inscription « terroriste ».

Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé (XIIIe arrondissement), où est détenu Julien Coupat, soupçonné d’être le chef du groupe à l’origine des dégradations contre des lignes TGV et incarcéré depuis le 15 novembre, le seul encore en détention.

Des tirs de feu d’artifice à l’horizontale, des jets de projectiles et de fumigènes ont visé les CRS, qui maintenaient un important cordon, avec grilles et canon à eau, pour empêcher les manifestants de s’approcher de la prison, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans la manifestation parisienne, une banderole de la fédération anarchiste proclamait « ne nous laissons pas terroriser par l’État ».

« L’État français prend des boucs émissaires et comme par hasard c’est le mouvement libertaire anarchiste qui est visé », a déclaré à l’AFP Hugues Lenoir, de la Fédération anarchiste de Paris.

Le cortège est arrivé sans autre incident place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement), où a eu lieu la dispersion. Les derniers manifestants ont été dirigés vers le métro par la police peu après 18 heures.

À Bordeaux, quelque 200 personnes selon le comité « Sabotons directement l’anti-terrorisme » (SDAT, en référence au sigle de la Sous-direction antiterroriste) à l’origine de la manifestation, 120 selon la police, ont défilé samedi après-midi en soutien aux neuf mis en examen.

[Source : AFP]