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Compte-rendu de la petite manifestation lycéenne qui a tenu en haleine la police du Préfet Gaudin pendant des heures aujourd’hui, des Champs-Élysées à la Bastille... Ça se serait terminé par une quarantaine d’interpellations musclées de ces jeunes manifestants pacifiques.

À noter les témoignages sur l’agressivité de certains automobilistes face à ces très jeunes manifestants. Le principal crime du sarkozysme reste d’avoir remonté à bloc le fascisme français. Que ce soit contre les roms, comme on voit depuis cet été, ou contre les immigrés, comme on pu voir depuis des années, ou maintenant contre les manifestants, le nouvel État policier a fabriqué une situation de quasi guerre civile, ainsi qu’en témoignent ces réactions de la minorité arc-boutée à ses privilèges ou minces avantages. MS

Tout à l’heure, ce Lundi 18 Octobre 2010, vers 16H00, environ 40 lycéens ont été arrêtes, Place de la Bastille, suite à un blocage pacifique de la circulation sur la Place...

Ils ont été « parqués » sur le trottoir puis embarqués, en direction, semble-t-il, du commissariat central du 11e arrondissement, Passage Dalleray, derrière Bastille... Les camarades arrêtés étaient tellement nombreux que quelques uns n’ont pu monter dans le bus, et ont été gardés sur la Place... Certains sont très très jeunes... beaucoup de filles parmi eux... certaines malades...

Tout a commencé Place de l’Étoile, où les flics les ont encerclés dès leur arrivée pour les empêcher de manifester... après de longues minutes encerclés, les flics les relâchent ; nos vaillants camarades descendent tranquillement le trottoir de gauche des Champs... partent en courant comme des fusées au milieu des Champs en manif sauvage... jusqu’après le Fouquet’s... L’énorme dispositif policier (des dizaines de camions ; des centaines d’hommes civils et uniformes) se met en place... Un groupe de robocops les attends hauteur du 101 Champs-Élysées, et.... les étudiants foncent sur eux !!! les flics les stoppent ; d’autres les prennent à revers ; les civils sont partout ; les touristes et les promeneurs s’intéressent beaucoup à ce qui se passe... Deuxième encerclement... Puis ils sont relâchés, tout en étant tous filmés un par un, et se retrouveront donc à Bastille suivis par toute l’Armada des keufs (y compris sur les quais des Stations de Métro et dans les rames de la Ligne 1)...

À Bastille, ils ont bloqué fermement la circulation durant une quinzaine de minutes. À noter la grande agressivité de quelques automobilistes et scootéristes... « Je vais vous tuer ! » criera un automobiliste particulièrement odieux... Ces personnes agressives donnent l’impression étonnante d’être en total décalage avec la réalité,comme si elles ne réalisaient pas que des manifestants sont en face d’eux... Certains policiers semblent aussi ne pas vraiment réaliser ce qui se passe, tel ce CRS qui s’adresse à un manifestant non emprisonné qui soutient ses camarades de l’extérieur et lui dit : "on t’as vu sur les Champs tout à
l’heure... et on te voit maintenant... alors tu es avec eux !"
...

Lundi soir

Au Commissariat du passage Charles Dalleray le dernier des lycéens interpelés vient d’être libéré... Fin du rassemblement. Il semble que ce sont plutôt une bonne soixantaine de lycéens qui ont été arrêtés cet après-midi à Bastille, suite au blocage de circulation sur la Place et à la charge des keufs qui s’ensuivit.

Sort incertain pour deux des lycéens emmenés dans un autre Commissariat :
un aurait peut-être une charge pour violence ou rébellion ; et un autre aurait
peut-être une charge pour possession de hashish. (Pour ce dernier, les orgas qui soutiennent ce groupe de lycéens ne souhaitent pas s’en occuper en raison du type de délit…)

De plus, un a eu une clavicule brisée suite à bousculade (ou coups) avec les keufs et chute au sol ; il a été à l’hôpital.

Une jeune fille s’est plainte à ses copains de mauvais traitements de la part des keuffes au moment de la fouille corporelle, limite graveleuse... « Elles ne m’ont pas respectée !... Elles ne m’ont pas respectée pendant la fouille ! »

[Source : indymedia]