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On croyait que cette nouvelle année serait marquée par la légalisation du cannabis dans les Etats de Colorado et du Washington comme en Uruguay – légalisations qui entrent en vigueur, là, demain, changeant la face du monde –, mais non, voilà qu’à la dernière minute tombent en série d’autres nouvelles non moins réjouissantes.

Poutine libère Khodorovsky et les Pussy riot, l’Italie ferme le camp de Lampedusa, la Chine abolit le laogai, et voilà que la Birmanie libère ses prisonniers politiques… Demain, on rase gratis… Ces nouvelles de fin d’années sonnent comme des poissons d’avril, mais non, on est bien en décembre, et demain l’an nouveau se présentera sous ce nouveau jour où les acteurs les plus violents tout d’un coup se présentent comme des agneaux…

Que resterait-il à espérer ? Derrière ces réformes cosmétiques, l’instauration de réelles démocraties ? Qu’en France, vingt ans après le génocide des Tutsi, l’Etat fasse enfin face à ses responsabilités ? Que, non content de dénoncer l’antisémitisme de Dieudonné, Manuel Valls mette fin à la chasse aux Rroms et régularise les sans-papiers ? Que le Conseil constitutionnel abroge la loi de programmation militaire, avec son article 20 liberticide et l’ensemble de ses articles qui entraînent le pays à la ruine et à la guerre ?

Est-il l’heure de faire des vœux ? Alors, on n’en ferait qu’un seul : que soit adopté d’urgence le plus vaste programme de désarmement, pour donner à l’humanité les moyens de survivre à la catastrophe écologique et sociale qui monte de toutes parts à un rythme aussi accéléré que la fonte des glaces…

Paris s’éveille

La Birmanie dit avoir libéré tous ses prisonniers politiques

AFP 31 DÉCEMBRE 2013 À 07:27

La présidence a annoncé avoir tenu sa promesse de tous les amnistier avant la fin de l’année. On ignore toutefois combien sont concernés par cette nouvelle décision.
La Birmanie a assuré mardi qu’elle n’avait « plus de prisonniers politiques » grâce à l’annonce d’une nouvelle amnistie destinée à tenir la promesse du président Thein Sein de les relâcher tous avant la fin de l’année. Grâce à deux ordres d’amnistie, « il n’y a plus de prisonniers politiques », a déclaré sur sa page Facebook le porte-parole du président, Ye Htut, sans préciser combien de détenus étaient concernés et quand précisément ils devaient être libérés.

« Je voudrais dire que le président a tenu sa promesse faite au peuple qu’il n’y ait plus de prisonniers politiques à la fin de 2013 », a-t-il ajouté. Le président Thein Sein a ordonné lundi soir une amnistie pour tous les détenus condamnés notamment pour trahison, sédition, manifestation illégale, et en vertu d’autres lois draconiennes utilisées par l’ancienne junte contre ses opposants. Un ordre séparé amnistie cinq prisonniers politiques condamnés pour d’autres chefs d’accusation.

Le directeur général du département correctionnel birman, Than Htay, a indiqué à l’AFP qu’il ne savait pas à ce stade combien de prisonniers étaient concernés au total, précisant que les listes étaient toujours en train d’être examinées pour libérer ceux « en accord avec l’amnistie » annoncée lundi soir. Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le régime a libéré en plusieurs vagues (la plus récente début octobre) des centaines d’opposants, moines, journalistes et avocats.

Selon les défenseurs des droits de l’Homme, une quarantaine de prisonniers politiques étaient toujours derrière les barreaux et plus de 200 personnes sont d’autre part en attente d’un procès, surtout pour manifestations illégales. L’amnistie ordonnée lundi s’applique également aux militants dans l’attente d’un jugement.

[Source : Libé, AFP]

Birmanie : théoriquement, il n’y a « plus de prisonniers politiques »
Par LEXPRESS.fr, publié le 31/12/2013 à 08:08

Deux ordres d’amnistie prévoient la libération des derniers prisonniers du régime, une des promesses du président Thein Sein. Mais ils ne concernent pas les personnes qui seraient arrêtées après le 31 décembre.
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Birmanie : théoriquement, il n’y a « plus de prisonniers politiques »
Au moins deux prisonniers politiques ont été libérés ce mardi à Rangoun, en Birmanie. Une quarantaine serait encore derrière les barreaux.
REUTERS/Soe Zeya Tun
Une promesse pieuse. Avec l’annonce d’une nouvelle amnistie, la Birmanie assure qu’elle n’a plus de prisonniers politiques. Le président Thein Sein avait fait la promesse de les relâcher tous avant la fin de l’année. Le porte-parole du président, Ye Htut, n’a pas précisé combien de détenus étaient concernés par les deux ordres d’amnistie et quand ils devaient être effectivement libérés.

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Au moins deux prisonniers politiques ont été libérés ce mardi matin de la prison d’Insein, à Rangoun, où une centaine de personnes attendaient leurs proches, selon un journaliste de l’AFP.

Une quarantaine de prisonniers politiques
Lundi soir, le président Thein Sein a ordonné la libération de tous les détenus condamnés pour trahison, sédition, manifestation illégale et d’autres lois draconiennes utilisées par l’ancienne junte contre ses opposants. Un ordre séparé amnistie cinq prisonniers politiques condamnés pour d’autres raisons.

Avant la dissolution de la junte en mars 2011, les organisations de défense des droits de l’Homme accusaient la Birmanie de détenir quelque 2000 prisonniers de conscience. Depuis, le nouveau régime a libéré en plusieurs vagues des centaines d’opposants, moines, journalistes ou avocats.

Une quarantaine de prisonniers politiques seraient toujours derrière les barreaux et plus de 200 personnes sont en attente d’un procès, surtout pour manifestations illégales. L’amnistie annoncée lundi s’applique pour ces derniers, mais pas à ceux qui seraient arrêtés après le 31 décembre.

Gagner les faveurs de l’étranger
Thein Sein est crédité de réformes spectaculaires depuis plus de deux ans et demi. Il a notamment permis le retour au coeur du jeu politique légal de l’opposante Aung San Suu Kyi, aujourd’hui députée, et engagé des discussions de paix avec les groupes armés des minorités ethniques.

Ces changements ont permis la levée de presque toutes les sanctions occidentales. Mais le président a également été accusé par les défenseurs des droits de l’Homme d’utiliser les amnisties au compte-gouttes de prisonniers de conscience pour gagner les faveurs des capitales étrangères au moment de visites importantes, tout en créant de nouveaux prisonniers politiques par de nouvelles arrestations.

[Source : l’express, afp]

Burma Pardons Political Offenders

By THE ASSOCIATED PRESS| Tuesday, December 31, 2013

RANGOON — Burma freed five prisoners Tuesday and more are expected to be released next week as part of pledge by the country’s president to free all political prisoners by the end of 2013.

“Five political prisoners whose names we submitted were freed today and more people are expected to be freed in the next batch in the first week of January,” said Bo Kyi, a member of the Political Prisoners Scrutinizing Committee.

President Thein Sein granted a pardon Monday to those convicted of or charged with a variety of political offenses, such as unlawful association, high treason, contempt of government and violations of the peaceful assembly law.

In addition, the decree halted all ongoing trials and investigations connected with those charges.

The amnesty follows a promise by Thein Sein in July that all political prisoners will be freed by the end of the year.

“We welcome the presidential pardon order. However, several steps need to be taken to maintain a level of zero political prisoners. There must be rule of law and more political freedom to maintain that level,” Bo Kyi said.

“So far, five political prisoners from district prisons are being freed today and activists who had been sentenced under Section 18 of the peaceful assembly law will be freed today from Yangon’s Insein prison,” said Ye Aung, a former political prisoner and member of the government’s political prisoner scrutinizing committee.

Ye Aung said about 200 activists facing trial under political charges will immediately have those charges dropped.

The pardon may not cover all prisoners listed by the committee as political detainees as some were also convicted of other crimes, such as murder, he said.

Since Thein Sein became president, he has freed about 1,300 political prisoners, Ye Aung said.

Thein Sein, a former general who was elected president in 2011 after five decades of repressive military rule, instituted political and financial reforms to lift the country’s sagging economy. It had faced sanctions from Western nations – now mostly lifted –because of its poor human rights record and undemocratic rule.

The release of political detainees has been a benchmark used by Western nations to judge Thein Sein’s administration, with previous releases triggering decisions by some nations to ease sanctions.

Ye Aung said that during Thein Sein’s administration, many activists had been charged under a section of the Peaceful Assembly Law that carries a maximum one-year prison term for those who stage protests without official permission.

[Source : Irrawaddy, AP]