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Les travailleurs sans-papiers du nettoyage
et les délégués de tous les syndicats
étaient attendus le mercredi 8
octobre, pour négocier le dépôts de
dossier de travailleur sans-papier au
65 rue Ordener dans le 18e, à
Paris.

À 11 heures, une vingtaine de personnes,
travailleurs sans-papiers et soutiens
se sont présentés à la porte de
l’entreprise. Surveillant leur arrivée,
les personnes de la sécurité d’ISS se
sont empressées de fermer la grille
d’entrée de l’immeuble. Cette fois-ci,
il ne saurait être question d’occuper
leur locaux pendant la négociation.
Tout est prévu pour éviter un attroupement
et une médiatisation de l’événement.
D’ailleurs la première condition
pour entamer la négociation c’est
de rester invisible. « Si vous êtes
visible, il n’y aura pas de
négociation », fait dire la direction
aux personnes venues sur les lieux. De
plus, la discussion n’aura pas lieu à
l’adresse du siège social de ISS. La
direction a prévu de louer une salle
express à la Chapelle.

Lors des premières négociations avec
SUD nettoyage, le 1er octobre, la
direction avait exigé la présence de
tous les syndicats représentés dans la
boîte. C’est aujourd’hui chose faite :
la CGT, la CFDT, FO et SUD sont là. Deux délégués des sans-papiers les
accompagnent également.

Les personnes qui se sont déplacées
doivent s’éloigner d’une vingtaine de
mètres et attendent sur le trottoir la
fin des négociations. Ils sont en
contact régulier avec les délégués.
L’affaire traîne. « On ne voulait pas
trop brusquer les choses, mais montrer
notre détermination », explique un
syndicaliste sur le trottoir. « Peut-être
qu’on ne peut pas partir sur une occupation,
mais un blocage d’activité est
toujours possible… »

Ce n’est qu’à 15 heures que l’on
apprend que la négociation est close :
la direction impose un système de
quotas aux syndicats. Ainsi, Sud
déposera, au plus tard le 30 novembre,
26 dossiers, la CGT, 25, la CFDT, 10.

Les négociations ont été pénibles, les
délégués syndicaux semblent s’être
finalement entendu pour faire basculer
leur dossier de l’un à autre. Reste à
choisir les dossiers, sachant qu’un dossier
débouté par la préfecture conduit
automatiquement à un licenciement.

Nous sommes au coeur de la politique
du cas par cas et les syndicats semblent
avoir peu de marge de manoeuvre.
Les sans-papiers présents se disent
patients et en partie satisfaits… leurs
dossiers devraient être prioritaires…

QSP