ISS suite…
Les suites de l’occupation des locaux, le 1er octobre, du siège social de l’entreprise internationale ISS…
Publié le: 22 octobre 2008
Les travailleurs sans-papiers du nettoyage et les délégués de tous les syndicats étaient attendus le mercredi 8 octobre, pour négocier le dépôts de dossier de travailleur sans-papier au 65 rue Ordener dans le 18e, à Paris.
À 11 heures, une vingtaine de personnes, travailleurs sans-papiers et soutiens se sont présentés à la porte de l’entreprise. Surveillant leur arrivée, les personnes de la sécurité d’ISS se sont empressées de fermer la grille d’entrée de l’immeuble. Cette fois-ci, il ne saurait être question d’occuper leur locaux pendant la négociation. Tout est prévu pour éviter un attroupement et une médiatisation de l’événement. D’ailleurs la première condition pour entamer la négociation c’est de rester invisible. « Si vous êtes visible, il n’y aura pas de négociation », fait dire la direction aux personnes venues sur les lieux. De plus, la discussion n’aura pas lieu à l’adresse du siège social de ISS. La direction a prévu de louer une salle express à la Chapelle.
Lors des premières négociations avec SUD nettoyage, le 1er octobre, la direction avait exigé la présence de tous les syndicats représentés dans la boîte. C’est aujourd’hui chose faite : la CGT, la CFDT, FO et SUD sont là. Deux délégués des sans-papiers les accompagnent également.
Les personnes qui se sont déplacées doivent s’éloigner d’une vingtaine de mètres et attendent sur le trottoir la fin des négociations. Ils sont en contact régulier avec les délégués. L’affaire traîne. « On ne voulait pas trop brusquer les choses, mais montrer notre détermination », explique un syndicaliste sur le trottoir. « Peut-être qu’on ne peut pas partir sur une occupation, mais un blocage d’activité est toujours possible… »
Ce n’est qu’à 15 heures que l’on apprend que la négociation est close : la direction impose un système de quotas aux syndicats. Ainsi, Sud déposera, au plus tard le 30 novembre, 26 dossiers, la CGT, 25, la CFDT, 10.
Les négociations ont été pénibles, les délégués syndicaux semblent s’être finalement entendu pour faire basculer leur dossier de l’un à autre. Reste à choisir les dossiers, sachant qu’un dossier débouté par la préfecture conduit automatiquement à un licenciement.
Nous sommes au coeur de la politique du cas par cas et les syndicats semblent avoir peu de marge de manoeuvre. Les sans-papiers présents se disent patients et en partie satisfaits… leurs dossiers devraient être prioritaires…
QSP



