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Nous, les Rroms de Roumanie et de Bulgarie, sommes devenus
de la chair à expulsion pour le gouvernement français. À plusieurs
reprises, M. Brice Hortefeux a déclaré que l’entrée de
nos pays dans l’Union européenne compliquait la réalisation de
l’objectif chiffré des expulsions, parce qu’en 2006 nous avons
représenté 30% des expulsés, soit environ 8 000.


Voir en ligne : Voir les photos de la manifestation du 1/12/07 sur ce site

Ceci alors
que nous ne sommes pas plus que 6 000 en France. Ce chiffre
a pu être atteint parce que nous avons été expulsés a plusieurs
reprises, et nous sommes revenus comme nous avons le
droit de le faire. en attendant, le gouvernement a gaspillé environ
80 millions d’euros puisés dans vos impôts, pour cette
démagogie !

Même communautaires, l’État français nous empêche de travailler
légalement en France, car celui qui souhaiterait nous
embaucher dans un des 62 métiers qui nous sont ouverts, doit
payer une taxe de 900 euros à l’ANAEM. Après le paiement
de cette taxe, l’instruction du dossier par la DDTE dure en
moyenne 3 mois, ce qui rend impossible l’embauche. Nous
sommes donc naturellement solidaires avec les sans papiers !

L’ANAEM est devenue une pièce maîtresse de la machine à
expulser, qui nous broie chaque jour :

À plusieurs reprises et sur plusieurs lieux (Bondy, Saint-Denis,
Pierrelaye), des policiers arrivent en masse, avec l’ANAEM et
deux autocars spécialement affrétés pour nous reconduire dans
« nos pays d’origine ». Des OQTF nous sont notifiés sur-lechamp,
et parfois sans interprète. Les policiers nous menacent
de nous embarquer et de nous emprisonner si nous ne signons
pas l’acceptation de l’aide « au retour volontaire », 153 euros
par adulte et 46 euros par enfant, « généreusement offerts »
par l’ANAEM. Des ONG « humanitaires » sont là aussi pour
accompagner ces opérations.

Lors d’une rafle le 10 octobre 2007 à Saint-Denis, quatre
enfants sont restés sur le terrain après la déportation de leurs
parents. Ils resteront en garde à vue jusque tard dans la soirée,
pour être ensuite répartis sur quatre foyers différents. Ils fuiront
et rejoindront leurs familles grâce au soutien de membres de
leurs familles qui se trouvent en France.

À chaque fois, nous sommes sommés de signer le « retour
volontaire » sous la menace de l’arrestation et avec les 153
euros de l’ANAEM. Cette « aide » forcée est financée entre
autres par une taxe inique qui nous empêche de travailler en
règle, et on nous la reprochera un jour en tant que « charge
déraisonnable pour l’État », alors que c’est l’État qui nous
l’impose !

Les Rroms acculés dans des bidonvilles et squats à
Aubervilliers, Bonneuil, Chilly-Mazarin, Gonesse, Groslaye,
Montreuil, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sarcelles et ailleurs dans
la région parisienne tirent la sonnette d’alarme. Entendez la
avant qu’il ne soit trop tard, pour nous autant que pour vous !
Arrêtons cette démagogie ! Halte aux rafles ! nous voulons
vivre dignement ! Autorisations de travail pour tous !


Appel à la manifestation de soutien aux Rroms
du 1er Décembre