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Après leur départ de l’église, les « oubliés » sont aujourd’hui contraints à quitter la pelouse du parvis de l’église Saint-Paul. Le préfet leur promettait d’examiner leur dossier une fois l’église libérée. Oui, mais la pelouse sur laquelle les « oubliés » ont planté des tentes, appartient au diocèse. L’occupation n’est donc pas considérée comme levée.

La préfecture des Haut-de-Seine à fait savoir aux cinquante-huit « oubliés de Saint-Paul » qu’ils devaient lever leur campement avant l’examen de leur dossier.

Les « oubliés de Saint-Paul » ont mis fin à leur occupation de sept mois après avoir reçu une promesse du préfet stipulant qu’il étudierait leur dossier une fois leur occupation levée. Depuis le 29 novembre, les « Oubliés » se sont réfugiés dans des tentes devant l’église afin de poursuivre leur mouvement et de rester unis.

Selon un communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme qui soutient leur mouvement : « La directrice du cabinet du préfet est venue en personne » sur le campement pour leur annoncer que le préfet exige que la pelouse - propriété du diocèse - soit libérée sur le champ ! Sans quoi, la préfecture n’étudierait pas les dossiers déposés. Ces informations ont été confirmées par la préfecture des Hauts-de-Seine interrogée par l’AFP.

En parallèle, la procédure judiciaire engagée par le diocèse se poursuit. Ce dernier considère que le campement extérieur, sur sa pelouse reste une occupation de sa propriété.

À cette heure, les « Oubliés » cherchent un hébergement qui les accueille tous pendant la durée du traitement de leur dossier.

Les uns et les autres semblent bien souhaiter faire disparaître de la vue ce « problème » gênant que représente ces cinquante-huit personnes de bonne foi qui ne demandent qu’une seule chose, pouvoir vivre dignement selon le respect des droits fondamentaux.

QSP