Nous suivre :



Dossiers :
 
Articles :

Vendredi 15 oct 2010 : Lycéens et étudiants sont entrés paisiblement dans la danse des manifestations contre la réforme des retraites en ce début de semaine. Mais depuis jeudi, la violence a pris le dessus. Ainsi, à Dijon.

Jeudi après-midi, plus d’un millier de lycéens ont défilé pour protester contre la réforme des retraites. Si la grande majorité de ces jeunes ne souhaitait pas de débordements, certaines rues de Dijon se sont tout de même transformées en zone de combat entre les forces de l’ordre et certains lycéens et étudiants. Aux jets de projectiles et dégradations, les forces de l’ordre ont répondu par l’usage de gaz lacrymogène pour disperser les fauteurs de trouble.

Quentin Flacelière, de l’UNL et élève de première, regrette des incidents difficiles à éviter selon lui : « Pour le CPE on avait mis trois semaines à se mobiliser comme ça, là on a mis trois jours. Bloquer, c’est le seul moyen de se faire entendre, mais la manifestation se passe dans le calme, même s’il y a toujours quelques casseurs, c’est inévitable… » a-t-il expliqué à l’AFP.

Les débordements ont principalement eu lieu en centre-ville et devant la gare SNCF de Dijon. Quinze personnes ont été arrêtées. Ce vendredi matin, la tension reste forte avec environ 450 jeunes manifestants regroupés sur la place Darcy, sur le boulevard Voltaire puis sur la place du 30 octobre en fin de matinée. Aux alentours de 12h45, la police est parvenue à dégager cette place en faisant l’usage de nouvelles bombes de gaz lacrymogène.

Samedi, une nouvelle journée de manifestation nationale est programmée et l’on
peut fortement craindre de nouveaux incidents partout en France.

[Source : anthropologie du présent ; gazetteinfo.fr]