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En Israël aussi ! Le soulèvement de la jeunesse auquel certains appelaient depuis des mois se produit, spontanément, comme tous les mouvements d’indignés du monde, là sur le thème particulier de la crise du logement. Cela fait plusieurs jours que le mouvement s’est étendu à une vingtaine de villes, et le centre de Tel Aviv est d’ores et déjà couvert de tentes. On note que les revendications se multiplient de jour en jour.

La question du logement qui affleure en premier dans cette révolution là est centrale dans la question sociale de nombre de pays, comme l’Espagne ou la France, où l’accès au logement, comme en Israël, est non seulement prohibitif mais dans une spirale toujours inflationniste qui veut qu’il le devienne de plus en plus.

Au-delà des problèmes sociaux, c’est le gouvernement militariste de Benjamin Netanyahou qui est rejeté, en solidarité avec les soulèvements peuples voisins d’Egypte et de Syrie : “Moubarak, Assad, Netanyahou dehors”, résume une pancarte ci-dessous.

Le leader de la droite israélienne au pouvoir aurait reconnu que son gouvernement est confronté à son principal défi.

En fait, ce sont les gouvernements du monde entier qui sont mis en cause. Chaque jour qui passe cette évidence est plus manifeste. Qu’il y ait plus ou moins de monde dans les rues – peu à Paris, beaucoup à Madrid ou Barcelone, énormément à Tunis, au Caire ou en Syrie, depuis des mois – ; que le pouvoir recule plus ou moins, comme au Maroc, en Egypte, en Tunisie ou en Islande ; qu’il ménage les manifestants, comme à Tel Aviv, ou qu’il les massacre sauvagement comme en Syrie, c’est partout pareil, même lorsque les manifestations sont radicalement empêchées, comme en Chine ou sévèrement combattues, comme en Grèce. C’est partout l’essence du contrat social qui est mise en cause, et c’est une évidence qui est énoncée sans préméditation ni détour : on doit pouvoir faire mieux.

Paris s’éveille

#WorldRevolution Israël se soulève !

À Tel Aviv, le mouvement de masse continue depuis cinq jours, sans relais médiatiques (dans le pays) :

Sur la pancarte : « Mubarak. Asad. Netanyahu. »

Environ 30.000 manifestants ont défilé à Tel-Aviv, hier soir [posté le 29 juillet], avec des militants pour la justice sociale bloquant les rues du centre et des chants de « Moubarak. Assad. Netanyahu dehors »remplissant l’air.

Tel-Aviv la police a arrêté 42 « activistes », qui est un nombre extrêmement rare, « sinon sans précédent », selon 972 magazine. Les manifestations font partie d’un vaste mouvement qui a commencé comme une opposition à la hausse des prix des logements, et est toujours centrée autour de cette question, mais s’est propagé à la justice sociale et d’autres causes progressistes.

Ces protestations sont décrits comme « le plus grand défi Netanyahu sur le front intérieur », et montrent que la gauche progressiste en Israël s’est réveillée.

« Nous voulons la justice sociale ! » – 972 Magazine.

Un changement peut être à venir en Israël.

Ces protestations, qui ont commencé comme un mouvement de colère face à la hausse des prix de location dans les villes à travers le pays, ont été alimentés par la réponse du gouvernement Netanyahou, qui, initialement, avec une rhétorique hostile, les a rejeté comme faisant partie d’un grand mouvement de gauche financé par des groupes comme le New Israël Found. La rhétorique initiale, qui a affirmé que les manifestations n’étaient pas autre chose que l’expression de la « gauche sioniste », a seulement servi à augmenter la colère des manifestants.

Ces réactions de Netanyahu et d’autres responsables gouvernementaux ont aidé à élargir les protestations, qui ont maintenant dépassé la question des prix des loyers pour des questions de justice sociale : droits des femmes, droits syndicaux et la réforme de l’éducation, entre autres choses…

http://www.alternet.org/newsandviews/article/639318/israel_erupts_in_protest

Des villes de tentes commencent à s’élever à travers tout le pays et des milliers de personnes protestent désormais dans les rues contre la hausse des prix du logement et la passivité du gouvernement.

La centrale syndicale nationale, la Histadrout, s’est jointe aux protestataires le 27 juillet et somme le gouvernement de mettre en place, des négociations, et de fournir de véritables solutions, à la crise du logement, faute de quoi, de nouvelle protestations, sont à attendre.

Ce qui a d’abord commencé comme une petite protestation d’étudiants à Tel Aviv a rapidement pris de l’ampleur et s’est métamorphosée en un mouvement national avec des gens de tout âge et de tout niveau social.

On répertorie à présent des sites de tentes dans plus de 20 villes israéliennes, la dernière étant Netanya.

Dans cette ville, 22 tentes ont été montées. Contacté par Guysen International News, l’organisateur de ce rassemblement Shlomo Sarfati, explique qu’il souhaite agrandir ce campement et toucher la communauté francophone très présente et influente dans cette ville.

Le campement compte aujourd’hui 15 personne mais 120 autres y sont attendues.

« On espère que la communauté francophone va se joindre à notre cause car cela les concerne », explique-t-il.

Sur le plan régional, une pression constante est faite sur la mairie de Netanya, afin qu’elle arrête d’entreprendre des projets d’appartements de 4 ou 5 pièces et qu’elle s’occupe des étudiants et jeunes couples.

Autre symbole fort, les jardins d’enfants et jeunes parents se sont joints au mouvement général de protestation. Ils ont notamment prévu d’organiser une « marche des poussettes » dans plusieurs grandes villes d’Israël pour dénoncer le coût élevé des frais d’éducation.

Une autre manifestation est prévue samedi à Tel Aviv. Ce soulèvement national serait-il en voie de faire tomber le gouvernement ?

La grogne sociale est donc de mise en Israël. D’autant que le mouvement de grève des médecins se poursuit et que la controverse autour du prix des produits alimentaires n’est pas éteinte.

Un durcissement du mécontentement qui tombe au plus mal pour un Benyamin Netanyahou déjà très occupé par les grands dossiers internationaux.

Signe de l’importance de cette crise, le Premier Ministre a annoncé le report de toute prise de décision définitive concernant l’attitude à adopter vis-à-vis de la Turquie quant à d’éventuelles excuses pour le raid mené l’an passé contre le Mavi Marmara. Raison officielle invoquée pour expliquer ce report : la contestation sociale.

Guysen.com

http://actualutte.info/?p=4967

Témoignage de Noam Sheizaf sur la situation en début semaine dernière :

Cela s’est passé d’un jour à l’autre : vendredi matin, il y a une semaine, je marchais près du square Habimah dans le centre de Tel-aviv, quand j’ai vu une poignée de tentes, avec un peu moins d’une douzaine d’israéliens ayant répondu à un appel internet pour protester contre la hausse des prix de location. Samedi soir, les tentes avaient couvert le bloc du Boulevard Rothschild en entier, les protestataires ont même lancé des boîtes de cottage cheese sur le quartier général de Likoud, près de la rue King George. Il faudra attendre plusieurs jours avant que les tentes ne finissent par retenir l’attention de la presse.

Le ministre du Logement, Ariel Attias, argumentait que la vague de protestation venait de la part de jeunes israéliens mécontents, ne voulant pas quitter le quartier à la mode du centre du pays. Mais mardi les tentes ont poussé à Jérusalem, et dans la ville du sud de Beer Sheva, comme au nord dans la ville de Kyriat Shmona, près de la frontière du Liban.

Mercredi les protestataires ont essayé d’occuper divers appartements vides, à Tel-Aviv et Jérusalem ; les tentes sur le boulevard Rothschild se sont étendues sur plusieurs pâtés de maisons, du square Habimah à la rue Shenkin. Des marches et des rassemblements étant prévus pour la fin de semaine.

Vendredi, Binyamin Netanyahu percevait les tentes comme la plus grande crise vécue par sa coalition politique.

Les réactions du ministère et des acolytes de Netanyahu ont servi aux manifestants et portent sur un large éventail de sujets tel que : les prix de location, les droits des femmes, les syndicats et leurs droits, réforme de l’éducation le tout accompagné de chants pour une Révolution entendues dans les rues la nuit dernière.

On attend toujours que ces manifestations appellent à plus de démocratie vis a vis des lois anti-démocratiques récemment passées par les élus et bien sur le conflit israélo-palestinien.

Les manifestations sont certes un mouvement anti-Netanyahu, mais il faut admette que plus le mouvement de la gauche progressiste sera fera fort et étendu, plus il faudra compter sur l’ajout de ces sujets pour le moment absents.