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Ainsi, les occupants de la Miroiterie auront été tranquilles près de dix ans du fait de l’émiettement des propriétaires. “C’était plein de petits lots qui appartenaient eux-mêmes à plusieurs propriétaires”, explique le porte-parole du squat, Frédéric Atlan. “C’était très compliqué pour eux.” Il y a deux ans arrive un marchand de biens. “Il avait acquis la moitié des lots.” Et puis…, “il a tout acquis, patiemment en deux ans.” “Patiemment”… et remarquablement vite. Vraisemblablement aux meilleures conditions… Gageons que la valeur des parcelles, squattées, avait beaucoup perdu de sa valeur aux yeux de leurs propriétaires, après des années d’occupation. Au résultat, le marchand de biens aura fait une affaire… sur le dos des squatteurs. Une spéculation sans risques, dans le climat actuel où les tribunaux se gargarisent du “droit de propriété” au point de condamner des squatteurs à payer des indemnités d’occupation équivalentes – ou supérieures ! – à des loyers – ainsi qu’on a pu le voir dans l’affaire du 69, rue de Sèvres, dans le 15e.