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SUR QUELLES FORCES COMPTER ?

APRÈS SAINT-BERNARD

Le titre de ce numéro du Journal de la Bourse du travail occupée peut s’entendre de deux manières.

Douze ans sont passés depuis l’occupation, par des sans-papiers, à l’été 1996, de l’église Saint-bernard
dans le dix-huitième arrondissement de Paris, événement dramatique qui s’est inscrit dans la
mémoire collective des sans-papiers de France comme le point de départ de leur mouvement de lutte
parce qu’il a marqué un saut de prise de conscience commune.

Douze ans après, est-il possible d’essayer
de faire un bilan de ce mouvement ? de porter sur son cours temporel un regard d’ensemble
 ? de manière à pousser à la réflexion générale et collective, à rechercher « ce qui est vivant et ce qui
est mort » de cette expérience et surtout de l’expérience successive et présente, caractérisée par l’organisation
du mouvement en « collectifs de sans-papiers » ?

Est-il possible de dépasser aujourd’hui
cette expérience et ses formes d’action, pour qu’effectivement, avec des formes renouvelées et adéquates,
« la lutte continue » dans l’« esprit de Saint-Bernard », qui avait été global par excellence ?

Deuxièmement, en ce moment particulier des luttes, « après Saint-Bernard » peut s’entendre au sens
de l’après-manifestation de samedi 23 août à l’occasion de ce douzième anniversaire.

Cette manifestation unitaire a eu la particularité d’avoir été appelée et organisée, cette année, par
la seule réunion autonome (qui se réunit depuis le 26 juillet) des collectifs de sans-papiers de Paris
et de la région parisienne, et elle a eu un succès de participation comme on n’en voyait plus depuis
des années [voir article page 2].

Elle témoigne, en petit, des grandes possibilités d’un mouvement
autonome général des sans-papiers de France.

En même temps, du fait même d’une partie de ses participants, le succès de la manifestation unitaire
témoigne également d’autre chose.

L’heure est en particulier au mouvement de grèves des travailleurs
sans-papiers, et ce mouvement augure favorablement de l’avenir proche, il promet d’être, si
jumelé à l’autonomie du mouvement général, l’un des enjeux sociaux de la rentrée.

Ces deux manières d’entendre l’« après Saint-Bernard » sont distinctes, mais inséparables. Sur elles,
le Journal de la Bourse du travail occupée souhaitait donner la parole à différentes voix du mouvement.

Des langues et des esprits se sont sur-le-champ déliés, d’autres ont préféré ne pas répondre
tout de suite à l’invitation. C’est leur choix. Les colonnes du Journal leur restent ouvertes.

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Bourse Occupée n°6 A4
le journal de LA BOURSE DU TRAVAIL OCCUPEE n°6 - A4

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Bourse Occupée n°6 A3
le journal de LA BOURSE DU TRAVAIL OCCUPEE n°6 - A3