dimanche 6 juillet 2008
le journal de LA BOURSE DU TRAVAIL OCCUPEE n°2
numéro 2
Publié le: 6 juillet 2008
LE POINT SUR LE DÉPÔT DES DOSSIERS DE LA PRÉFECTURE
EST-ON À UN TOURNANT ?
Le jeudi 3 et le vendredi 4 juillet auront été bien chargés – au-delà des tâches quotidiennes demandées par une occupation longue et d’envergure – pour les gens de la Bourse du travail.
Avec ces deux journées nous voilà enfin au coeur du sujet, peut-être même à un tournant dans les discussions avec la préfecture.
Cela a débuté jeudi, à midi, par une manifestation « sauvage » de presque un millier de personnes jusqu’à devant la préfecture, et cela a continué, jeudi même et vendredi, par toute une série de rencontres et de réunions. En voici la succession. Une délégation de dix personnes (deux délégués de la coordination 75 et, pour le reste, des membres de l’intersyndicale et des associations) reçue en préfecture en même temps que les manifestants restaient sur la place. Puis, dans l’aprèsmidi, deux réunions : des délégués et de ceux-ci avec l’intersyndicale et les associations. Vendredi matin, nouvelle rencontre à la préfecture (délégation de cinq personnes, dont deux de la coordination). Dans l’après-midi, nouvelle réunion des délégués entre eux, puis, à 18 heures, assemblée générale des occupants dans la grande salle de la Bourse du travail. Voici comment cela s’est passé à la préfecture.
Le récit est de Sissoko, le coordinateur de la CSP 75.
• Dans la première rencontre de jeudi, nous avons mis l’accent (appuyés par l’intersyndicale et les associations) sur notre exigence d’un dépôt groupé des 1300 dossiers de l’occupation, de leur traitement et suivi en dehors de la logique du cas par cas. La préfecture a objecté que la nôtre n’était pas la bonne méthode. On a donc fixé un autre rendez-vous au lendemain matin, pour discuter de la méthode.
• Jeudi après-midi, dans deux réunions, des délégués entre eux et avec l’intersyndicale et les associations, ce qu’on a essayé de mettre au point c’est donc des critères permettant de dépasser le strict cas par cas de la préfecture. Il faut souligner que là-dessus l’accord a été général.
• Vendredi matin, à la préfecture, nous avons donc présenté tous ensemble un projet de dépôt des dossiers au nombre de 60 par jour dans chacun de deux CRE (centre de réception des étrangers) de Paris, c’est-à-dire 120 dossiers par jour, ce qui aurait permis d’épuiser les 1300 dossiers dans moins de deux semaines.
[suite page 2 du journal]
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