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A l’heure où la sortie du nucléaire pourrait être enclenchée en France - comme chez nos voisins allemands- où les réacteurs vieillissants et dangereux doivent être stoppés, la ministre de l’écologie Ségolene Royal qui reconnait l’urgence, propose de les remplacer par des neufs et ainsi nous plonger dans une nouvelle ère de risque nucléaire pour les décennies à venir. C’est la première fois qu’un membre du gouvernement annonce la construction de nouvelles centrales et refuse la « polémique ».

Un choix d’une telle ampleur ( écologique, économique, militaire, sécuritaire) est une question de société qui ne peut être démocratiquement tranchée sans un débat national et par un référendum.

Les militants anti nucléaire sont sous le choc : la mort de l’écologiste Rémi Fraisse et celle des journalistes- dessinateurs militants anti nucléaire historiques.

Ce choc ne doit pas museler le débat.

Liberté d’expression contre le nucléaire !

Communiqué Réseau sortir du nucléaire :

« Programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs » : le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce les propos inacceptables de Ségolène Royal

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce la prise de position de Ségolène Royal pour sauver une filière en déroute et demande à être reçu par la ministre.

Après avoir repoussé la fermeture de Fessenheim, laissé planer un flou artistique sur la réalité de la réduction de la part du nucléaire et la fermeture effective de réacteurs, Ségolène Royal vient de dévoiler l’ambition du gouvernement de prévoir la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Il est inacceptable qu’une ministre de l’écologie, membre d’un gouvernement élu sur une promesse de réduction de la part du nucléaire, propose de prolonger de plusieurs décennies l’impasse nucléaire pour la France.

Par quoi Ségolène Royal compte-t-elle d’ailleurs remplacer les réacteurs existants, alors que l’EPR apporte chaque jour une démonstration de fiasco économique et industriel ? Propose-t-elle de parier sur une hypothétique génération de nouveaux réacteurs qui n’existe que sur le papier ?

Ségolène Royal taxe également d’« idéologique » la mise en place d’un âge limite pour les réacteurs. En s’asseyant sur les limites physiques des centrales (annoncées pour un fonctionnement de 30 ans à pleine puissance) et sur les mises en garde de l’Autorité de Sûreté Nucléaire elle-même, qui répète que « la prolongation au-delà de 40 ans n’est nullement acquise », c’est Ségolène Royal elle-même qui fait preuve d’un positionnement idéologique : celle de la défense envers et contre tout d’une industrie dangereuse et au bord de la banqueroute.

Alors que le nucléaire est en déclin partout dans le monde, étranglé par ses coûts et des risques trop élevés (Voir analyse de Mycle Schneider, rédacteur du World Nuclear Industry Status Report), que le problème des déchets radioactifs reste mondialement insoluble et que l’urgence climatique impose de donner la priorité aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, les propos de Ségolène Royal ne sont pas seulement dangereux : ils représentent un contresens total, qui laisse douter de la capacité de la France à accueillir une conférence mondiale sur le climat.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » demande à être reçu par Ségolène Royal afin de lui réaffirmer l’urgence d’une sortie complète du nucléaire et d’une limitation à 30 ans de la durée de fonctionnement des réacteurs et obtenir des explications sur ces propos inacceptables.

En savoir plus : campagne « Nucléaire : Stop au rafistolage ! »
Contact presse :
Daniel Roussée - 06 61 97 83 28
Martial Chateau - 02 43 94 72 88

Article du Monde /AFP : 13/01/2015

Ségolène Royal veut relancer la construction de centrales nucléaires. Dans une interview au magasine Usine nouvelle publiée mardi 13 janvier, la ministre de l’écologie et de l’énergie propose l’émergence d’une « nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées ».

« L’énergie nucléaire est un atout évident », en particulier dans « la construction d’une économie décarbonnée », souligne la ministre, qui concède que des « questions demeurent » sur « la gestion des déchets et l’approvisionnement en uranium ». « EDF doit se positionner dans une offre énergétique variée, prévient Mme Royal. Elle doit être capable de vendre à la Pologne du nucléaire, mais aussi du renouvelable. »

FESSENHEIM FERMÉE EN 2017 ?

C’est la première fois que la ministre évoque la possibilité de construire de nouveaux réacteurs en France. Ces déclarations illustrent l’évolution de sa position sur le nucléaire : pendant la primaire socialiste en 2011, elle avait exprimé le souhait de ramener le nucléaire « à une énergie d’appoint » et s’était prononcée pour une sortie du nucléaire en France à « échéance de quarante ans maximum ». Elle promettait d’abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d’en faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les énergies renouvelables.

Mais depuis son entrée au gouvernement, en avril 2014, Mme Royal s’en tient à l’engagement de François Hollande de réduire de 75 % à 50 % la part de l’atome dans le mix électrique français à l’horizon 2025 grâce à la « montée en puissance » des filières renouvelables – c’est une des propositions du projet de loi sur la transition énergétique, qui doit être examiné par le Sénat en février. Le texte, voté à l’Assemblée en octobre, plafonne également la capacité nucléaire de la France à 63,2 gigawatts, son niveau actuel ; ce qui implique que toute mise en service d’un nouveau réacteur soit compensée par la fermeture d’autres centrales de capacité équivalente.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/13/nucleaire-segolene-royal-pour-la-construction-d-une-nouvelle-generation-de-reacteurs_4554842_3244.html#UHECcc3eWL9bIT22.99