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Selon Sylvie Copyans membre très active de Salam,
l’association adversaire de Csur, ce serait
à cause de l’arrêt des douches et du déjeuner
que les gens se seraient battus à plus de 5 km du lieu du repas.


Les Calaisiens en ont assez, « ras-le-bol », comme le dit une dame venue apporter sa contribution au repas de Noël des migrants. « Ras-le-bol de ces gué-guerres entre les associations, des déclarations de la mairie, des prises de position d’untel ou untel... » Le nouvel épisode de mercredi va, encore un peu plus, la conforter dans son idée que les questions d’ego l’emportent alors qu’il est s’agit d’aider les migrants.

Selon Sylvie Copyans membre très active de Salam,
l’association adversaire de Csur, ce serait
à cause de l’arrêt des douches et du déjeuner
que les gens se seraient battus à plus de 5 km du lieu du repas.

Et non pas à cause tout simplement de la fermeture des frontières
à des ayant droits, reconnus réfugiés politiques et victimes des guerres civiles.

D’autre part, Mme Copyans semble fournir beaucoup de précisions
sur les évènements, sachant que la majorité des afghans ne parlent pas anglais.

L’important dans l’histoire de cette bagarre est-il d’accusé Csur ?

Rappelons que Csur refuse de suppléer totalement à l’Etat.
Rappelons aussi que la maire a annulé l’accord administratif donné à Csur,
d’extension des douches, et a fait jeter dehors 300 personnes en fin octobre.

Des incidents ont eu lieu entre les deux associations.

Malheureusement, Csur n’a pas l’habitude de convoquer tous les journalistes
à la moindre action. Ils ne sont pas au courant que Salam les met en cause sur internet.

Pourtant parfois, les journaux s’intéressent aux « rixes » entre associations :


Sur fond de drame humain, on joue à la « gué-guerre »

Les Calaisiens en ont assez, « ras-le-bol », comme le dit une dame venue apporter sa contribution au repas de Noël des migrants. « Ras-le-bol de ces gué-guerres entre les associations, des déclarations de la mairie, des prises de position d’untel ou untel... » Le nouvel épisode de mercredi va, encore un peu plus, la conforter dans son idée que les questions d’ego l’emportent alors qu’il est s’agit d’aider les migrants.

Le dernier épisode en date ? Le 31 décembre, au matin, quand le Secours catholique a pris possession de la salle du BCMO (bureau central de la main d’oeuvre), place de Norvège. Scandale. Cette salle, qui appartient à la Région, « a été mise à disposition de l’association Salam par la ville. Salam gère son fonctionnement lors du déclenchement d’un plan grand froid », ré-explique Philippe Mignonet, adjoint au maire, qui souligne les problèmes de sécurité et de responsabilité de la ville. La municipalité a demandé à ce que les squatteurs (les bénévoles) quittent l’établissement. Un huissier a été dépêché sur place. Ne manquaient que les CRS, et on touchait le fond du ridicule. « Nous avons eu l’autorisation de la Région », clame haut et fort l’abbé Boutoille, pour le collectif C’Sur, pas peu fier de son coup d’État, « et nous allons partager un temps de fraternité avec nos amis les migrants ». » Info ? Intox ? A-t-il vraiment eu l’autorisation de la Région et, si oui, pourquoi la mairie ne serait-elle pas au courant ? Peut-être parce qu’à la Région, on n’en a que faire des gué-guerres fraternelles calaisiennes entre Salam et C’Sur, notamment, des récupérations politiques ici et là, des manipulations, des effets d’annonce, des coups de bluff. A l’instar de l’hypocrisie complète qui règne entre le collectif et Salam par exemple. « On accepte tous les bénévoles, on tend la main aux autres associations », dit-on chez Salam. « On soutient nos amis de Salam dans leur combat », dit-on chez C’Sur. Et quand on se retrouve devant les mêmes migrants, avec les mêmes fournitures, de quoi manger, c’est la guerre ouverte. La mairie a désormais affiché sa préférence : une bataille de personnes et d’egos est désormais engagée.
La Région ne voit pas pourquoi une association plutôt qu’une autre aurait davantage le droit d’utiliser la salle à des fins humanitaires. Fort de cet argument, le Secours catholique est arrivé en nombre et s’y est installé tandis que Salam voulait fermer les portes à 10 heures, comme convenu avec la mairie.
Ce n’est donc pas terminé. Des nouvelles tensions vont naître suite à ce putsch humanitaire. Le dialogue n’en sera pas amélioré, et on repartira, comme en « quarante », avec des débats houleux opposants élus et associatifs toujours en lice dans la course à celui « qui fera mieux que l’autre ». Le problème de l’immigration en Europe, qu’on se le rappelle une fois pour toutes, ne se réglera pas à Calais intra-muros.
Alors que des populations fuient la misère, la guerre, et se retrouvent coincées à Calais, aux portes de ce qu’ils croient être leur unique solution, elles font l’objet, sans s’en rendre compte, d’une querelle de clochers. Les bénévoles se disputent la légitimité de leur donner à manger et à boire, avec une mairie comme arbitre, une Région qui ne comprend pas pourquoi c’est si compliqué. Pourquoi viendrait-on en aide à Calais, d’ailleurs, dans ces conditions ?

[Source : lavoixdunord.fr]