L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

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Quarante-deux étrangers, installés
dans des campements de fortune à
Lille, Valenciennes, Tourcoing et
Roubaix, ont été conduits mardi à la
Police aux frontières.
Leur mobilisations faisait suite à la
remise en cause par M. Canépa,
ancien secrétaire général du ministère
de l’Intérieur sous Nicolas Sarkozy et
actuel préfet du Nord, des accords
passés en 2004 entre les associations
locales et la préfecture. Cette dernière,
qui a souligné n’avoir cessé « de
donner des signes significatifs
(sic) d’ouverture
et de dialogue »
, a expliqué
cette évacuation par « la dégradation
des conditions d’hygiène et sanitaires des
campements sauvages »
. Notons qu’aucune
équipe médicale n’était présente
sur les lieux lors des interpellations.
Selon le CSP, deux sans-papiers hospitalisés
ont dû subir des massages
cardiaques et certains présentant de
faibles taux de potassium encourent « des risques de séquelles très fortes ».
Dans un texte commun publié avant
l’opération, les responsables lillois des
communautés juive, catholique, protestante
et musulmane ont souhaité
que « le dialogue reprenne toute sa
place »
.
Un appel signé par plus de 250
acteurs culturels, artistes, techniciens,
qui demandent au préfet l’ouverture
de « réelles négociations »,
devait être rendu public mardi soir
lors du rassemblement quotidien. Un
soutien qui s’ajoute à ceux de la
Confédération paysanne, de la CGT,
de RESF ou encore des Verts, du PCF
et du PS qui avaient demandé ensemble
le 13 août la nomination d’un
médiateur.
La Ligue des Droits de l’homme
(LDH) et le Mrap Nord-Pas-de-Calais
condamnent les interpellations et
demandent « l’ouverture d’un réel dialogue
 »
entre préfecture et sans-papiers.