La rafle du 22 août


Publié le: 25 août 2007

A lire aussi

25 août 2007 - Accepter ou être expulsé
Mardi soir, deux des grévistes de la faim interpellés le 22 août ont été libérés. Ils affirment que les policiers les ont placées devant un choix : « Accepter le dispositif de sortie de crise proposé par le préfet le 14 août ou être expulsés ». Ce (...)

25 août 2007 - Manifestation
Manifestation régionale à Lille samedi 25 août 15 H place de la République, pour l’anniversaire de St Bernard il y a 11 ans. Jeûne de solidarité toute la journée en soutien aux sans-papiers en grève de la faim. Maurice Rajsfus y est attendu et (...)


Quarante-deux étrangers, installés dans des campements de fortune à Lille, Valenciennes, Tourcoing et Roubaix, ont été conduits mardi à la Police aux frontières.
Leur mobilisations faisait suite à la remise en cause par M. Canépa, ancien secrétaire général du ministère de l’Intérieur sous Nicolas Sarkozy et actuel préfet du Nord, des accords passés en 2004 entre les associations locales et la préfecture. Cette dernière, qui a souligné n’avoir cessé « de donner des signes significatifs (sic) d’ouverture et de dialogue », a expliqué cette évacuation par « la dégradation des conditions d’hygiène et sanitaires des campements sauvages ». Notons qu’aucune équipe médicale n’était présente sur les lieux lors des interpellations.
Selon le CSP, deux sans-papiers hospitalisés ont dû subir des massages cardiaques et certains présentant de faibles taux de potassium encourent « des risques de séquelles très fortes ». Dans un texte commun publié avant l’opération, les responsables lillois des communautés juive, catholique, protestante et musulmane ont souhaité que « le dialogue reprenne toute sa place ».
Un appel signé par plus de 250 acteurs culturels, artistes, techniciens, qui demandent au préfet l’ouverture de « réelles négociations », devait être rendu public mardi soir lors du rassemblement quotidien. Un soutien qui s’ajoute à ceux de la Confédération paysanne, de la CGT, de RESF ou encore des Verts, du PCF et du PS qui avaient demandé ensemble le 13 août la nomination d’un médiateur.
La Ligue des Droits de l’homme (LDH) et le Mrap Nord-Pas-de-Calais condamnent les interpellations et demandent « l’ouverture d’un réel dialogue  » entre préfecture et sans-papiers.