L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

Nous suivre :



Media :
 
Articles :

Le 23 mars dernier, le ministre de
l’Intérieur Sarkozy, demandait aux
préfets de ne pas interpeller les sans
papiers à proximité d’une école. Cette
consigne était donnée trois jours après
l’arrestation mouvementée rue
Rampal de M. Chen qui allait chercher
ses petits-enfants dans deux écoles
voisines.

Un peu plus de six mois après, M.
Chen, dont la situation administrative
n’a pas évolué, va toujours
conduire et chercher ses petitsenfants
à l’école matin et soir.

Le
matin du vendredi 19 octobre, en sortant
de l’école maternelle rue Piver
dans laquelle il a laissé son petit-fils
Jacques, il est interpellé en même
temps que cinq autres personnes dont
au moins deux pères de famille qui
venaient comme lui conduire leurs
enfants à l’école.

Les forces de l’ordre
opérant en civil, avec un véhicule
banalisé étaient postées à moins de
100 mètres de cette école (angle St
Maur / Orillon). Au même moment,
un contrôle d’identité était effectué à
50 mètres de l’entrée des écoles élémentaire
et maternelle de la rue des
Trois Bornes (angle St Maur / Trois
Bornes).

À 16h30, à l’heure de la sortie des
classes, ce même jour, deux policiers
(en uniforme) paradaient devant
l’école de la rue de la Présentation,
ceux-là n’interpellaient pas, ils étaient
seulement là pour semer la panique !

Le Préfet de Police de Paris court
après « son chiffre » mais il a du mal à
le rattraper. Alors il ne s’embarrasse
pas des consignes de son ami Sarkozy,
il rafle là où ça rapporte : devant les
écoles à 8h30 et à 16h30. Dans le
quartier de Belleville, il est sûr que ses
chasseurs ne rentreront pas bredouilles.

Le Réseau Éducation Sans Frontières
et les citoyens de Belleville demandent,
une fois de plus, au Préfet de
Police de cesser de terroriser ce quartier.

[Source : RESF]