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Samedi 8 septembre. Au 260 rue des Pyrénées, à 300 mètres de la mairie d’arrondissement.

Un immeuble de six étages, ancien foyer de la poste utilisé pour hébergements d’urgence, vide depuis 2010.

Occupé le 8 juin dernier par une bonne cinquantaine de personnes mal-logées dont une majorité de sans-papiers, nombreuses les femmes africaines.
À 14 h, près de 200 personnes partent en manifestation de solidarité aux habitants du lieu.

Parcours : rues des Pyrénées, de Belleville, boulevards de Belleville, de Ménilmontant, avenue Gambetta jusqu’à la place du même nom, où est déjà prévue une manifestation des Commerçants solidaires, à qui un « vide-grenier solidaire gratuit » en faveur des associations caritatives a été refusé par la maire socialiste.
Quant aux habitantes et habitants du 260, ils ont été reçus au ministère du logement entre les deux tours des élections legislatives. Depuis, le ministère a rompu tout contact. L’eau a été obtenue par la lutte, mais pas l’électricité : c’est la mairie qui s’y oppose.

Le 4 août, descente musclée de la police pour tenter de faire constater l’insalubrité du lieu. Mais celui-ci est sain et propre. Les habitants assurent qu’ils ne lâcheront pas.

Le bailleur social de la poste, Toit et Joie, fait honneur à son nom en demandant à la justice de priver d’un toit les mal-logées et de faire goûter les joies de la rue à des familles avec enfants : le 13 septembre, 2e audience du procès en référé pour obtenir leur expulsion.

Les habitants demandent :

1) le respect d’un droit fondamental : le raccordement d’urgence à l’électricité ;

2) leur maintien au 260 rue des Pyrénées jusqu’au relogement dans la dignité de tout le monde.

Assemblée des mal-logés tous les dimanches à 17 h

Informations sur : http://paris20.noblogs.org


NOTA. Pendant la manif, un peu après 14h30, une grosse tasse en céramique et des bouteilles ont été lancées du deuxième étage du 355 rue des Pyrénées contre les manifestants. Trois femmes africaines ont été blessées, dont une assez grièvement au front, elle a dû être secourue par les pompiers et conduite à l’hôpital pour être soignée. Les RG, présents en nombre, ont vu. Ce délit, peut-être même tentative de crime raciste, restera-t-il impuni ?