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L’intérim emploie plus de 10000 sans-papiers à Paris. Des sans-papiers sont partis en grève dans une première agence d’intérim parisienne mi-juin. Le 2 juillet, les sans-papiers intérimaires de CAPI dans le 12e les ont rejoint. Le lendemain, 50 puis 70 sans-papiers intérimaires de Man BTP (rue St Vincent de Paul dans le 10e à gare du Nord) ont cessé le travail et occupent leur entreprise...

Aujourd’hui ils sont 80 en grève. Une dizaine d’entre eux dorment dans les locaux de l’agence chaque nuit. Un foyer du 18e fournit les repas, une paroisse a prêté un local pour se reposer, des militants passent les soutenir, les tracts sont bien accueillis : les grévistes ne sont pas seuls ! Si vous voulez les soutenir, l’entreprise, occupée par les travailleurs en lutte, est située au 15 rue Saint Vincent de Paul, dans le 10e arrondissement.

Comme dans la restauration, l’hôtellerie, le gardiennage et le BTP, les sans-papiers intérimaires (travaillant pour certains depuis plus de 5 ans dans des agences d’intérim) réclament leur régularisation.

L’union Syndicale Solidaires soutient le mouvement qui a démarré le 15/04 avec la CGT, la CNT et des associations. 1,2,3, 100 grèves-occupations...

Cette nouvelle action prolonge et étend les grèves initiées le 15 avril par Droits Devants et plusieurs organisations syndicales CGT, CNT et Union syndicale Solidaires – et par des associations de soutien.

Trois mois après le début du mouvement de grève de plusieurs centaines de travailleurs « sans papier » le dépôt de plus de 1 000 demandes de régularisations, dont 200 dossiers concernant des travailleurs intérimaires, peu de choses ont changé de la part du gouvernement. Non seulement les préfectures freinent la régularisation des travailleurs Sans Papiers en lutte, mais elles refusent de prendre en considération le cas des travailleurs et des travailleuses isolé-es, qui ne peuvent se mettre en grève.

C’est pour cela qu’il est nécessaire d’amplifier les mouvements de grève, afin d’obtenir la régularisation de l’ensemble des travailleurs et travailleuses sans papiers, et à terme, de toutes et tous les sans papiers.

Le but du gouvernement n’est pas de faire disparaître les sans papiers - le patronat en a trop besoin - mais il est de les terroriser, avec ceux qui les hébergent. Tous sont contraints d’accepter des conditions de travail et de logement scandaleuses. Pendant le temps qu’ils sont en France, les sans papiers sont à la merci des employeurs qui les font travailler dans les travaux les plus pénibles, sans aucune protection sociale et pour une paye de misère.

La régularisation des sans papiers en France nous concerne toutes et tous : le patronat les utilise aussi pour faire pression sur les salaires et les conditions de travail dans les entreprises qui ne peuvent agiter la menace de la dé localisation.

Le gouvernement et le patronat sèment la peur et développent la précarité chez les sans-papiers, femmes, enfants et jeunes lycéen(ne)s compris. Facile après pour les patrons (bâtiment, restauration, nettoyage, sécurité...) ou les marchands de sommeil d’en profiter !

Les Sans papiers travaillent ici, vivent ici, ils doivent rester ici : Si le mouvement de grève des intérimaires sans papiers se poursuit et s’étende, les chantiers de BTP peuvent être paralysés. Alors le rapport de force social sera en faveur des Sans-papiers, pour obtenir ce que nous voulons. La régularisation de tous les sans papiers.


[Source : Solidaires, quartiers solidaires, QSP]