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La CIP, quai de Charente, expulsable à tout moment ! Ce lieu qui donne vie à la ville, où se déploie une réelle action sociale, en plus d’une réelle action culturelle. Animé par des bénévoles, militants, passionnés, qui, sans un sou, y font monts et merveilles depuis des années, voilà qu’au lieu d’une pluie de subventions et de récompenses, ils reçoivent pour tout salaire un ordre d’expulsion, sans relogement acceptable, sous menace de sanctions financières s’ils s’attardaient au delà de décembre... Comment est-ce possible ? À la Mairie, on ne raisonne pas plus haut que : « de toutes les façons, ces gens ne votent pas pour nous... » – sous entendu, « ce ramassis de gauchistes abstentionnistes »... ne voteront jamais PS. C’est sûr. Surtout quand on voit comment ledit PS n’est pas capable de voir plus loin que le bout de son nez électoral. L’intelligence politique vole bas. Un maire de gauche doit faire une politique de gauche, s’ils veut obtenir assez d’électeurs pour gagner ses élections. Sinon, en effet, il encourage l’abstention à gauche, et se garantit de perdre ses élections. Même problème pour Dominique Voynet, à Montreuil, qui rêve de pouvoir faire la chasse aux roms impunément... Ils auront beau faire, il y a des questions emblématiques, qui marquent un bilan municipal quoi qu’ils se démènent pour faire par ailleurs. La ville demande à vivre, à s’ouvrir, à se prendre en charge aussi. Ne restons pas à la rue, occupons les nombreux les lieux sans affectation réelle, ces maisons vides dont on besoin tout ceux qui jonchent les trottoirs – comme les associations vaillantes, telle la CIP. Pour les gens, pour leur corps comme pour leurs activités, il faut des abris. Une ville sert à abriter pas à persécuter.

Bonjour,

La Coordination des intermittents et précaires est désormais expulsable à tout moment. Nous venons de prendre connaissance du jugement du Tribunal d’Instance à l’encontre de la Coordination des intermittents et précaires. Celui-ci rejette l’exception d’incompétence que nous avions soulevée lors de l’audience du 29 juin 2010, ordonne l’expulsion ainsi que le versement d’une astreinte mensuelle de 5 500 euros par mois, et ce à compter du mois de décembre 2009. Le T.I. aura donc satisfait toutes les demandes de la Semavip, société d’économie mixte de la Ville de Paris. Nous interjetons dès à présent appel de ce jugement, mais celui-ci n’est pas suspensif.

Une négociation sur le relogement de la Coordination des intermittents et précaires est supposée être en cours. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas d’expulsion sans relogement, que « la Coordination ne serait pas à la rue ». Or cette « négociation » est depuis longtemps au point mort et, à ce jour, aucune proposition satisfaisante de
relogement n’a été faite. À tel point que nous n’avons pas de nouvelles de la mairie de Paris depuis le 26 mai 2010. Tout laisse à penser que la mairie attend patiemment l’arrivée des bulldozers.

Paris est la ville de ceux qui y habitent, y travaillent, y circulent, y vivent. Alors que la précarité se développe depuis des décennies, l’existence à Paris d’un lieu tel que celui où nous proposons actuellement des permanences sociales et des activités à prix libre relève de la stricte nécessité. Rayer de la carte la Coordination des intermittents et précaires reviendrait à aggraver une atomisation sociale et un dénuement auxquels les édiles parisiens prétendent par ailleurs remédier.

Le maire de Paris est directement comptable, non pas seulement du classement de la ville par les agences de notation, mais du sort qui risque d’être fait à cette riche expérience d’auto-organisation. Nous tablons sur un retour au sens des responsabilités, au respect de la vie associative et de la parole donnée. Pas d’expulsion sans relogement. La Ville doit reloger la Coordination des intermittents et précaires.

Vous êtes cordialement invités

>>> Lundi 8 novembre à 19h Réunion Habiter le monde (http://soutien-
cipidf.toile-libre.org/) quai de charente

Expulsion et obtention du relogement

>>> Lundi 15 novembre à 18h30 Assemblée au théâtre de l ?échangeur
59 avenue du Général de Gaulle, 93170 Bagnolet, M° Galliéni (ligne 3)
à 150 m en sortant à droite ou bus : 76, 102, 318 arrêt : Général de
Gaulle.

Il y sera question des annexes 8 et 10, et de la protection sociale
des intermittents, des chômeurs, des retraités, des précaires, des
alternatives et des actions ? à réinventer collectivement, pour tous.

Pour ne pas se laisser faire :
Intermittence du spectacle, permanence CAP, Conséquences de
l ?Application du Protocole Unedic : cap@cip-idf.org
Permanence Précarité : permanenceprecarite@cip-idf.org.
Lundi de 15h à 18h, à la coordination des intermittents et précaires
14 quai de Charente, Paris 19e, M° Corentin Cariou, ligne 7 Tel 01 40
34 59 74

Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez
vos chèques à l ?ordre de AIP
à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une
attestation peut vous être fournie