Nous suivre :



Dossiers :
 
Articles :

On aura assisté hier au plus bel acte de protestation contre l’oppression religieuse, en réponse à la condamnation à deux ans de prison des Pussy Riot à Moscou, lorsqu’une militante des Femen ukrainienne, Inna Shevchenko, a tronçonné, seins nus, une énorme croix en bois érigée lors de la « révolution orange », il y a quelques années, en mémoire des victimes du stalinisme.

La réaction des autorités ukrainiennes ne s’est pas faite attendre. La chasse à la femme a aussitôt été ouverte dans Kiev, les milices lâchées. Selon les dernières informations que nous avons pu recueillir auprès de Femen-France, dont on lira ci-dessous le communiqué, le local des Femen est actuellement encerclé, de même que le domicile de Inna.

Paris s’éveille

The militia carries out round-ups of activists of FEMEN. After excitement by Head department of the Ministry of Internal Affairs in the city of Kiev of criminal case for the cut cross on the Independence Maidan, the militia began full-scale hunting for activists of FEMEN. All night long the Kiev office of FEMEN down the street Mikhaylovsky 21 was blocked by the staff of special forces of the Ministry of Internal Affairs. Activists of FEMEN quietly treat maniacal eagerness of the authorities упечь them for a lattice, at all aren’t sorry about deeds and are ready to any development of the scenario.

[Source : Femen-Ukraine]

URGENT. La police encercle le local des Femen à Kiev

Samedi 18 Août 2012,

Nous souhaitons alerter la communauté internationale quant à la situation de siège que vivent les membres du mouvement pacifiste Femen. En effet depuis Vendredi 17 Août à 20h, les forces de sécurité intérieure ukrainienne encerclent le local du mouvement ainsi que le domicile de l’activiste Inna Shevchenko.

Faisant suite à l’action « Tronçonnons la religion », la pression exercée sur les pacifistes est intolérable.

Dès l’annonce du verdict concernant les « PUSSY RIOT » condamnées à 2 ans de camp, les membres de Femen ont répliqué à ce jugement digne de l’époque stalinienne par une action visant à dénoncer le lien entre le pouvoir politique et les instances religieuses.

L’action a profondément choqué le peuple ukrainien et la communauté internationale mais nous considérons ce mal bien moindre comparé à la souffrance et la douleur dont la religion est à l’origine à travers par exemple le scandale sur la pédophilie ou encore la position sur le préservatif qui devrait être considéré pénalement comme des crimes contre l’humanité.

Les chefs d’inculpation retenus contre les PUSSY RIOT étaient en plus de l’hooliganisme, le caractère insultant vis à vis des croyants. C’est donc le droit au blasphème qui est en jeu dans ce procès et dans la situation que vive actuellement les pacifistes de Femen.

Le mouvement Femen France soutient l’action menée par leur homologues ukrainiennes en soutien au PUSSY RIOT et demande que la diplomatie française et européenne soit vigilante et agisse en offrant une protection en cas d’incarcération.

[Source : Femen-France]

Police open criminal case on hooliganism against Femen activists

The police have opened a criminal case on the sawing down of a cross in the center of Kyiv, no one has been arrested under the case.

Kyiv’s main police office told Interfax-Ukraine that the case was opened under Part 2 of Article 296 (hooliganism) of the Criminal Code of Ukraine.

« A criminal case was opened under Part 2 of Article 296. An investigation is underway. No one has been detained yet, » the police said.

The management of Pechersky District Police Office and employees of special technical services came to the scene of the incident.

As reported, activists from the Femen movement cut down a cross in central Kyiv located near the International Center for Culture and Arts (Zhovtnevy Palace).

In such a way, they expressed support to the Russian Pussy Riot group.

[Source : Interfax]

En Europe, manifestations de soutien aux Pussy Riot

Des manifestations ont eu lieu vendredi dans plusieurs capitales européennes pour dénoncer le procès intenté au groupe de rock russe Pussy Riot et leur condamnation pour hooliganisme, ont constaté des journalistes de l’AFP.

A Paris, environ 200 personnes ont accueilli par des huées place Igor Stravinsky, près du musée Beaubourg, l’annonce par tweet des attendus du verdict reconnaissant coupables de « hooliganisme » Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina.

Quelques jeunes femmes avaient le visage masqué par des cagoules de couleur, comme étaient apparues les trois jeunes Russes dans la vidéo tournée dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou qui leur a valu d’être poursuivies par la justice.

« Nous somme toutes des Pussy Riot », a déclaré l’une d’entre elles, Flore Breto, près d’un manifestant brandissant une pancarte avec le slogan "libérez les copines, enfermez Poutine !

Les manifestants répondaient à l’appel de diverses organisations dont Amnesty International, la Fédération internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Osez le Féminisme ou encore les Jeunes socialistes et les Jeunes écologistes, dont les représentants ont dénoncé « un procès inique et grotesque ».

La ministre française des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Najet Vallaud-Belkacem avait salué dans la matinée les manifestations en tweetant « Une pensée en ce jour de mobilisation pour les Pussy Riot. L’impertinence ne devrait jamais amener en prison ».

Depuis l’interpellation des trois Russes, la mobilisation internationale, marquée par des appels de Madonna, du philosophe français Bernard-Henri Levy ou du réalisateur américain John Malkovitch, pétition à l’appui, n’a pas faibli.

A Londres, une cinquantaine de personnes s’étaient donné rendez-vous au Royal Court Theatre, au coeur de la capitale, qui avait mis en scène une mini-pièce intitulée « Pussy Riot, the final verdict », où des actrices ont rejoué les plaidoiries des trois jeunes femmes lors du procès.

La cause des « Pussy Riot » a suscité le soutien de nombreux artistes au Royaume-Uni, dont Paul McCartney et Peter Gabriel.

A Bruxelles, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité de l’ambassade russe. Certains manifestants arboraient des portraits de Vladimir Poutine, outrageusement maquillé et rebaptisé pour l’occasion « Vladimir Pussy ».

A Kiev, une militante du mouvement ukrainien Femen, Inna Chevtchenko, seins nus et armée d’une tronçonneuse, a scié une croix érigée à la mémoire de victimes de répressions staliniennes.

A Sofia, le monument des soldats de l’Armée Rouge a été la cible d’une action de manifestants qui ont décoré les soldats de la marque du groupe punk russe, une cagoule colorée.

A Barcelone (Espagne), une cinquantaine de jeunes se sont rassemblés près de l’église de la « Sagrada Familia » pour réclamer « la liberté pour Pussy Riot ».

[Source : lepoint.fr]