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« La communauté internationale doit agir au plus vite afin d’empêcher l’évaporation en quantité immense de particules radioactives de la centrale de Fukushima. »

C’est Jacques Attali qui le dit...

Si on est nombreux à craindre depuis le début que la catastrophe soit telle qu’il faille évacuer la moitié du Japon, le fait que ce risque soit dénoncé par quelqu’un comme Attali est particulièrement signifiant… et doublement inquiétant.

Il est tout à fait pensable, sinon probable, qu’il faille d’urgence évacuer Tokyo – et le nord du Japon. Le fait que conséquence soit méthodiquement ignorée ne peut qu’aggraver le drame. Cette très difficile évacuation d’une cinquantaine de millions de personnes sera d’autant plus tragique qu’elle n’aura pas été préparée dès le départ.

C’est la faillite totale des institutions japonaises qu’on enregistre là. Il faudra ensuite dénoncer l’incurie planétaire et les positions particulièrement irresponsables du gouvernement français – sans parler des déclarations irresponsables du Président de la République, confirmée jusqu’à son retour de Tokyo aujourd’hui.

Il est probable que la capitale du Japon doive déménager au sud du pays, le plus loin possible de Fukushima. Il se trouve qu’à l’extrême sud du pays se trouve une ville nommée… Hiroshima. C’est là qu’il faudra instituer la nouvelle « République antinucléaire » japonaise.

Mais ça, c’est demain. En attendant, il faut exiger que des mesures sérieuses soient enfin prises. Et commencer, en France, par exiger la destitution du Président de la République – ce qui ne doit pas retarder pour autant les secours.

Paris s’éveille

L’heure est très grave. Un scénario mettant en cause l’intégrité à moyen terme de l’humanité ne peut plus être exclu. Si les cuves ou les piscines stockant les combustibles irradiés des réacteurs de Fukushima cèdent sous l’effet de la chaleur, d’une explosion ou d’une réplique sismique, on verra se dégager, sous forme liquide ou gazeuse, dans la mer, dans l’air ou en sous-sol, des quantités immenses de matériaux radioactifs. Et même, s’il s’agit de l’enceinte de confinement du troisième réacteur, des quantités considérables de plutonium. Avec, alors, des conséquences certaines sur la contamination d’une partie du Japon, devenant largement inhabitable ; et avec d’autres implications, moins certaines, sur la contamination de la planète entière.

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