L’information au jour le jour sur le quotidien des sans-papiers.

Nous suivre :



Media :
 
Articles :

L’interpellation le 16 février 2009 d’un sans-papier accueilli par la
communauté de Marseille
Pointe-Rouge s’est transformée le 17 février 2009, en opération
policière dans cette
communauté. Ainsi, sur décision du parquet de Marseille une
perquisition a eu lieu dans la
dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d’éventuels
compagnons sans
papiers. Dans le même cadre, un responsable de la communauté a été mis
en garde à vue.

Emmaüs France proteste contre ce qui constitue une grave atteinte au
principe de
l’accueil inconditionnel qui pourtant avait été solennellement rappelé
par le Président de
la République dans son discours devant le Conseil Economique et Social
le 17 octobre 2007.

Depuis 60 ans, Emmaüs accueille des personnes en souffrance non pas
par charité, mais par
solidarité, pour que ces dernières par leur travail et la vie en
communauté en devenant
compagnon, puissent retrouver leur dignité. Ces personnes sont
accueillies sans réserve ni
contrôle .Elles viennent simplement chercher un toit et un lieu pour
sortir de leur détresse.

C’est la mise en application de la devise de notre fondateur : « toi,
qui que tu sois, viens
m’aider à en aider d’autre plus malheureux que toi ».

La criminalisation des centres d’accueil comme des communautés Emmaüs
est inacceptable.
Il s’agit de lieux où peuvent trouver refuge les personnes les plus
démunies, quelle que soit
la couleur de leur peau et leur situation administrative. Une telle
perquisition est de
nature à fragiliser gravement ces populations démunies.
De même qu’il est intolérable de rechercher des personnes sans papiers
dans des
hôpitaux, à proximité des écoles ou des crèches ou dans les centres
d’hébergement, de même il est inacceptable que les communautés Emmaüs
soient l’objet de recherches de ces populations.

Rappelons que les rapports habituellement entretenus entre les
communautés Emmaüs et
les autorités de l’État se sont toujours situés sur le terrain du
dialogue et du respect. C’est
pourquoi nous sommes extrêmement surpris et choqués que ce genre
d’opération ait pu
avoir lieu.

S’attaquer aux communautés Emmaüs c’est s’attaquer aux plus pauvres d’entre
nous et nous ne l’accepterons pas.

Contact presse
Teddy Roudaut / troudaut@emmaus-france.org / 01 41 58 25 32